Posts Tagged ‘Stéphane Crête’

Le 12e Festival du Jamais Lu, c’est dans 15 jours!

Mercredi 17 avril 2013

Plus que deux semaines avant le début du 12e festival du Jamais Lu! Les festivités débutent le 3 mai 2013, 20 h, avec un événement qui relève du jamais vu : 26 auteurs sur scène et sous la direction d’Olivier Choinière, prendront la parole afin de refonder le langage. 26 lettres : l’abécédaire des mots en perte de sens se veut une réponse urgente et sans concession aux dérapages sémantiques politiques, aux enflures langagières médiatiques. Un conseil : réservez vos places rapidement!

Cette année vous retrouvez aussi : François Archambault, Marion Aubert, Simon Boulerice, Pascal Brullemans, Evelyne de la Chenelière, Geoffrey Gaquère, Benoît Drouin-Germain, Talia Hallmona, Mathieu Handfield, Sébastien Harrisson, Lisa L’Heureux, Emmanuelle Jimenez, Isabelle Leblanc, Cédryck Lessard, Marilyn Perrault, Emmanuel Schwartz, Olivier Sylvestre, Pauline Sales et Rémi De Vos.

Vous ne savez pas quel spectacle aller voir? Dans ce cas, n’hésitez plus, choisissez les tous! Vous pouvez vous procurez, dés à présent, un forfait qui vous permet d’accéder à 3 lectures pour la modique somme de 30 $.

DERNIÈRE LIGNE DROITE POUR LA CAMPAGNE DE MICRODON

Il ne reste plus qu’une semaine pour participer à notre campagne de microdon. De nombreux mots ont été achetés et Stéphane Crête est déjà attelé à rédiger un texte qui promet d’être cocasse. Toutefois, nous n’avons pas encore atteint notre objectif. C’est pourquoi nous comptons sur votre soutien pour faire vivre cet incubateur de talent et cet espace de liberté qu’est le Jamais Lu.

Levers de rideaux corrosifs!

Lundi 7 mai 2012

Portant sur la relation entre l’Auteur et le Public, les Levers de rideau du 11e Jamais Lu ne mâchent pas leurs mots! Ce soir, lundi 7 mai, dans une heure, nous entendrons celui écrit par Gilles Poulin-Denis, qui présente demain un texte Jeune public, mais son propos ne devrait pas être pour autant édulcoré…

Dimanche le 6 mai, nous n’avons pas eu un mais deux levers de rideaux! Non seulement il est touchant de voir des gens d’affaire monter sur scène pour y faire leur premier pas, mais c’est aussi impressionnant de voir une directrice et une juge oser la parole, souvent bien assumée, des auteurs.

Ci-dessous, les photos de Stella Leney Directrice principale, Environnement et affaires corporatives, Hydro-Québec, avec Annick Lefebvre dans un texte d’Annick Lefebvre, et celles de Céline Lacerte-Lamontagne, Juge Cour du Québec avec Daniel Desputeau, dans un texte de Stéphane Crête.

Photos, Thomas Blain

20120507-191142.jpg

20120507-191201.jpg

20120507-191217.jpg

20120507-191237.jpg

Retour sur « mauvais goût » de Stéphane Crête

Lundi 7 mai 2012

On a reçu ça comme une claque par une mastodonte de distribution (Marie Bernier, Jean-Carl Boucher, Isabelle Brouillette, Julianne Côté, Catherine Dajczman, Stéphane Demers, Daniel Desputeau, Guillermina Kerwin, Didier Lucien). L’état des lieux était scabreux, en pleine perversité et vacuité de l’être remplie de m… Mais grâce aux comédiens très vrais somme toute, nous avons surtout ri et apprécié un bon moment de théâtre. Pour mieux comprendre la démarche de Stéphane Crête, lisez son billet pour notre blog.

Les photos sont de Thomas Blain.

20120507-185509.jpg

20120507-185521.jpg

20120507-185526.jpg

20120507-185533.jpg

20120507-185541.jpg

20120507-185547.jpg

20120507-185557.jpg

20120507-185604.jpg

20120507-185610.jpg

20120507-185616.jpg

20120507-185622.jpg

20120507-185627.jpg

20120507-185633.jpg

20120507-185638.jpg

« Où est-ce qu’on est? À la lecture de « mauvais goût » de Stéphane Crête

Dimanche 6 mai 2012

[Chaque jour de lecture théâtrale, on publie un texte de l'auteur qui répond à la question "Où est-ce qu'on est?", en lien avec avec sa pièce présentée, sa démarche d'écriture et notre réalité.]

« Où est-ce qu’on est? »

On me demande de nommer à quel endroit je suis, ou plus précisément, à quel endroit nous sommes, puisque la question posé n’est pas: «où es-tu?», mais bien « où est-ce qu’on est? ». D’instinct, je serais tenté de répondre «ici». Nous sommes ici, car à l’évidence, nous ne pouvons pas être ailleurs. Peu importe les mouvements sociaux, ce que nous faisons, comment nous pensons et agissons, tout se passe maintenant. Nous sommes nos contemporains. Et si nous nous inscrivons dans l’histoire, c’est essentiellement à partir de ce qui est là, de ce qui est ici.

Je préciserais toutefois la question, car il me semble essentiel de se demander également «qui est ici?». Qui est la personne à cet endroit précis, maintenant? De quoi est elle faite, qu’est-ce qui la définit? Quelle est sa nature, quelles sont ses croyances, sur quelle fondation est-elle construite?

Les personnages de mauvais goût ne peuvent pas répondre à ces questions.

Ils sont dépassés par les événements, les bouchées sont trop grosses à prendre, l’effort de lucidité demandé est vertigineux et fait si peur, que la conscience reste endormie. Leur choix conscient de rester dans l’inconscience semble faciliter, de façon illusoire, leur difficile marche dans l’existence.

À la question «où est-ce qu’on est?», ils seraient peut-être tentés de demander plutôt «comment on s’est rendu là?». La réponse me semble être dans cette autre question: «qui est là?». Si j’avais un souhait à émettre à mes personnages, ce serait de leur permettre de prendre conscience de leur inconscience. On peut être dans le brouillard et ne pas pouvoir avancer, mais je pense qu’on est tout de même plus avancé si on est capable de reconnaître le brouillard qui nous entoure.

Je sens dans la question «où est-ce qu’on est?» un désir d’ailleurs et de mouvement. De changement. Cette réflexion est une invitation à visiter ce qui nous fait et nous défait à l’intérieur de soi, pour ensuite, de cet endroit où nous sommes, arriver à faire et défaire ce qui est autour. Car, comme le dit si bien Krisnamurti: «Toute révolution sociale passe par une révolution personnelle.»

Lecture théâtrale de mauvais goût, dimanche 6 mai 20h
Mise en lecture : Stéphane Crête
Distribution : Marie Bernier, Jean-Carl Boucher, Isabelle Brouillette, Julianne Côté, Catherine Dajczman, Stéphane Dermers, Daniel Desputeau, Guillermina Kerwin, Didier Lucien

Crédit photo: Clyde Henry

Le 11e Jamais Lu débute dans la joyeuse indignation!

Jeudi 3 mai 2012

Bulletin festivalier 1/5

Le 11e Jamais Lu, ça commence vendredi! Cette grande fête aussi théâtrale que littéraire s’amorce avec des mots de résistance et de résilience dans la grande soirée Lettres ouvertes/poings fermés orchestrée par Louis Champagne.

Comme l’a dit Michel Bélair dans Le Devoir « amenez vos te(a)ntes », parce que nous on vous attend… Le Festival du Jamais Lu est un événement rassembleur d’une pluralité de langages et de visions. Vous y trouverez votre compte! Et si le Festival vous demande « Où est-ce qu’on est? », nous, on a un début de réponse : le Jamais Lu est dans son nouveau bastion, le théâtre Aux Écuries, où auront lieu tous les événements, huit jours durant!

Sur place vous attend Antoine Mongrain, barman et disc-jockey attitré, et créateur des fameux cocktails Jamais Bu décliné en trois couleurs jubilatoires (amer, acide et sucré), dans la suave ambiance de notre Bar-café, avant ou après les spectacles. Aussi sur place, nos amis du Coin Urbain auront des plats à petits prix à vous servir pour vous rassasier. À la soirée d’ouverture, le musicien Jez vous y bercera avec ses ondes vibrantes.  Au Jamais Lu, on veut que vous soyez bien, et même très bien!

Dès samedi 16h, nous vous invitons à la Table ronde du CEAD, animée par Paul Lefebvre, qui réfléchit avec ses invités à la place de l’auteur de théâtre dans la production de son œuvre. En soirée, nous retrouvons avec grande joie Emmanuelle Jimenez qui nous amène sur sa Plaza, dans laquelle Côte-des-Neiges témoigne de son point de rupture.

Le dimanche à 14 h, on vous invite à la messe! Oui, oui, mais pas n’importe laquelle, c’est la Messe en 3D d’Annick Lefebvre, enfant sauvage du Jamais Lu,  qui revisite de manière grinçante et athée le rituel et ses codes enfouis dans notre culture. En soirée, le nouveau texte de Stéphane Crête, mauvais goût (tout en minuscule), nous entraîne dans le vide de nos existences, la perversion, la vacuité, l’hypocrisie. Bref, une pièce qui porte magnifiquement bien son titre.

Suivez notre blogue, ici! Nous y tenons le journal de bord du 11e Jamais Lu, vous y trouverez les mots inspirés de notre codirecteur artistique, ainsi que des billets des auteurs du Festival, publié le jour de leur lecture, où ils expliquent, à leur manière, en quoi leur texte et leur démarche répondent au fameux et brûlant « Où est-ce qu’on est? »…

Pour prendre le pouls de votre époque, le 11e Jamais Lu, du 4 au 11 mai 2012.

Au cœur du Festival: les lectures théâtrales

Lundi 30 avril 2012

Oui le 11e Jamais Lu prend de l’envergure, « s’exponentie « , explose même dans de nouvelles expériences théâtrales et littéraires dans l’enceinte de sa maison-mère, mais ne démord pas de sa raison d’être : présenter les textes inédits de nouveaux auteurs de théâtre.

Sur 75 projets reçus (si c’est pas de l’effervescence dramaturgique ça!), le Festival en a retenu 10 choisis pour leur singularité. Encore tout frais, même encore un peu fragiles, à peine nés, les textes entendus se permettent des libertés qui nous décoincent la réflexion et l’artistique.  Les comédiens sont aussi à l’honneur, à titre d’extraordinaires passeurs de ces mots à vif.

Avec autant d’intensité que de diversité dans sa programmation, le 11e Jamais Lu permet un accès émouvant et unique à l’écriture théâtrale. Et c’est aux Écuries qu’on vient prendre le pouls de son époque (compris)!

Où est-ce qu’on sera?

  • Sur la Plaza de Côte-des-Neiges, dans une fresque humaine multicolore avec des rêves, des immigrants, le feu du big bang, le Plan Nord et l’humour tendre d’Emmanuelle Jimenez.
  • Dans une église réinventée où nous est livrée une homélie on ne peut plus contemporaine et grinçante, pour fouiller les traces des fondements de notre culture avec La messe en 3D d’Annick Lefebvre.
  • En pleine désillusion et au cœur de l’ombre humaine, de l’hypocrisie, de la perversion et de la vacuité ambiante avec le mauvais goût grinçant et inclusif de Stéphane Crête.
  • Dans le nouveau Montréal avec Les couleurs d’Amy, un texte écrit pour et par les enfants, un projet de médiation culturelle avec les élèves de 6e année de l’école Saint-Grégoire-le-Grand, accompagnés par Pascal Brullemans.
  • En dessous de vos corps, je trouverai ce qui est immense et qui ne s’arrête pas, soit en pleine guerre de frères de sang avec une adaptation libre, débridée et très actuelle de Britannicus par Steve Gagnon.
  • À l’aube de l’émergence d’une pré-adolescente qui cherche sa place dans son village… plate, avec le texte Jeune public Statu Quo de la plume sensible et sans jugement de l’auteur franco-canadien Gilles Poulin-Denis.
  • Dans la vraie découverte de la relève et d’une langue poétique qui aborde la folie et la proximité de nos vies séparées avec Qui file de Camille Roy, lauréate de l’Égrégore, un concours du RIASQ.
  • Dans une étrange fascination pour les pulsions inassouvies comme pour la misère de l’ailleurs signée par une écriture aiguisée dans Le mécanicien de Guillaume Corbeil.
  • Quelque part entre le vrai et le faux qui façonnent la mécanique théâtrale et interrogent notre rapport aux conventions sociales avec le pamphlétaire et ô combien synchronique Le monde sera meilleur d’Édith Patenaude.
  • Dans une langue relevée et tranchante donnant voix à des corps perdus et autodestructeurs, en plein quartier d’Hochelaga et dans les strates d’un site de réseautage dans Les morb(y)des de Sébastien David.

Le 11e Jamais Lu vous fait entendre des textes qui nomment leur société par autant de points de vue et de langages possibles, tentant par leur démarche, de répondre à la brûlante question Où est-ce qu’on est?

Et vous, oû êtes-vous? Y serez-vous?

Les confessions publiques: quelle soirée!

Mardi 19 avril 2011

Hier, c’était notre spectacle-bénéfice annuel intitulé « Les confessions publiques ».

Quelle soirée! Quatre auteurs (Sarah Berthiaume, Stéphane Crête, Olivier Kemeid et Julie Vincent) se sont prêtés au jeu des confessions. Ils ont remplis un long questionnaire et quatre acteurs (Sophie Cadieux, Jean-François Nadeau, Mani Soleymanlou et Catherine Larochelle) se sont amusés à les personnifier! laissez-nous vous dire qu’il y a eu plusieurs occasions de se taper sur les cuisses!

Comme une image vaut mille mots… Voici les photos magnifique de Thomas Bilodeau-Blain.

Cette année, c’est l’Espace GO qui nous recevait dans sa salle de répétition magnifiquement décorée par Mariza Pellissier.

On ne le voit pas sur cette photo mais la musique était de Philippe Brault…

Guillaume Girard, le metteur en scène tente de rassurer Stéphane Crête et Sarah Berthiaume qui sont passablement nerveux…

Marc Beaupré a fait une animation des plus… comment dire… sexy!

Les 4 acteurs-doublures-sosies-personnificateurs… Appelez-les comme vous voulez, ils étaient tout simplement parfaits!

Si nos souvenirs sont bons, à ce moment-ci du spectacle, on se payait joyeusement et amicalement la tête d’Olivier Kemeid!

À la fin de la soirée, les auteurs et leurs doubles se sont retrouvés… Moments tendres !

Stella Leney, directrice principale, Affaires corporatives et environnement, chez Hydro-Québec, accompagnée de Marcelle Dubois pour dévoiler le nom du grand gagnant de la soirée Monsieur Sébastien Plantevin. Il profitera d’un forfait week-end pour deux personnes à la Baie-James, d’une valeur de 4 860$, une courtoisie bien entendu d’Hydro-Québec!

Photo de fin de soirée avec plein de monde qui collent… Au désespoir de l’équipe de production qui n’arrivait pas à démonter!

Merci à tous ceux qui ont contribué au beau succès de cette soirée et particulièrement au public généreux qui année après année encourage le Jamais Lu à travers ce spectacle-bénéfice.