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Retour sur une soirée d’ouverture foisonnante!

Samedi 5 mai 2012

La soirée Lettres ouvertes/poings fermés a affiché complet! C’était tendre, brûlant et solide… Pour le compte-rendu de la soirée, allez lire Rachel Gamache sur Bang Bang, vous saurez tout! Ici, les photos de la soirée de Thomas Blain.

 J-F Nadeau coupe sa cravate pour donner le coup d’envoi au 11e Jamais Lu.

Le metteur en scène de la soirée Louis Champagne au travail

Salle comble Aux Écuries pour la soirée d’ouverture

Les musiciens Jean-Claude Marsan et Mario Légaré

Toute les artistes réunis: Louis Champagne, Anne-Marie Olivier, Justin Laramée, Normand Canc-Marquis, Julie-Anne Ranger-Beauregard, Madeleine Péloquin et Jean-Philippe Lehoux

 

Justin Laramée

Le Lever de rideau écrit par David Paquet Avec Martin Bergeron, Directeur, Stratégie politiques, Chambre de commerce du Montréal métropolitain et Martin Héroux

 

 

 

Lettre ouverte à Gaston Miron – Extrait de la grande soirée d’ouverture Lettres ouvertes/poings fermés

Vendredi 4 mai 2012

Extrait d’un texte de Julie-Anne Ranger-Beauregard, une des six auteurs invités par Louis Champagne à la grande soirée d’ouverture du 11e Jamais Lu Lettres ouvertes/poings fermés. Pour connaître le reste, il faudra y être…

Lettre à Gaston Miron – La marche à nous

Gaston, Gaston

Si je t’avais connu…

 

T’aurais été mon défricheur

Mon éleveur d’oiseau malade

L’ébéniste de la charpente de mon lit

Mon Fardoche en salopette

Le bison de ma toison

Mon salisseur de peau blanche

Mon gourou mystique

Un Beauregard en devenir

Parce que je t’aurais marié

Pis je t’aurais donné mon nom

 

Gaston, Gaston

 

T’aurais été mon lampadaire immortel

Le chasseur du chevreuil de mon cœur

La nuit dans laquelle j’aurais pu me lever

Te faire des crêpes aux herbes fraîches

Te murmurer des secrets de jardin

Comme « les lilas fleurissent demain »

Ou « je sais pas comment fermer l’arrosoir »

Selon le degré de notre intimité

[...]

Gaston, Gaston

 

Après, on ira faire un tour en ville
Tu verras, les choses ont pas trop changé

Montréal est encore grand comme un désordre universel
Les filles et les garçons savent se lever

Brandir des quenouilles de mécontentement

Et même si les gouvernements rient

Croyant voir des idées-grenouilles

Nous, on sait qu’il suffit de s’embrasser

Pour qu’elles deviennent des idées-majestés

Julie-Anne Ranger-Beauregard