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Première lecture théâtrale au 11e Jamais Lu – Emmanuelle Jimenez avec Plaza

Dimanche 6 mai 2012

Emmanuelle Jimenez a prouvé une fois de plus qu’elle savait prendre de front les questions les plus dures en ouvrant tendrement les bras. Plaza est un texte drôle, touchant, perspicace… Une très belle première lecture théâtrale au 11e Jamais Lu. Ci-dessous, les photos de Thomas Blain.

Lisez le compte-rendu de Rachel Gamache sur Bang Bang.

Bravo à toute la distribution: Gary Boudreault, Amélie Chérubin-Soulières, Éveline Gélinas, Emmanuelle Jimenez, Pierre Limoges et Lénie Scoffié.
Mise en lecture d’Emmanuelle Jimenez

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Jour 2 – Déjà COMPLET pour quelques lectures…

Samedi 5 mai 2012

On annonce déjà complet pour Plaza d’Emmanuelle Jimenez, ainsi que pour la soirée de clôture du 11 mai, et seulement quelques billets de disponibles pour mauvais goût de Stéphane Crête dimanche… Réservez en vitesse vos billets pour les autres lectures, rencontres, spectacles!

Où est-ce qu’on est? Sur la Plaza d’Emmanuelle Jimenez

Samedi 5 mai 2012

[Chaque jour de lecture théâtrale, on publie un texte de l'auteur qui répond à la question "Où est-ce qu'on est?", en lien avec avec sa pièce présentée, sa démarche d'écriture et notre réalité.]

Plaza d’Emmanuelle Jimenez (samedi 5 mai, 20h)

Je suis n’importe où, mais de préférence dans ma cuisine ou dans mon lit. Ou à la Plaza Côte-des-Neiges. Un lieu qui a besoin d’amour. J’en ai, je vais lui en donner. De l’amour et de l’attention. Je suis dans mon corps. Je suis à la chasse. Je magasine. Je suis toujours dans une sorte de Plaza. Plaza de l’être.

La Plaza est éternelle. Elle renaîtra de ses cendres. Elle fait partie d’une histoire millénaire. Et chacun a sa Plaza, autour de soi et en soi. Son territoire de chasse et de conquête, sa Plaza décatie, son lieu de commerce abandonné, sa Plaza oubliée, rouillée, sa Plaza-musée, sa Plaza où la fin du monde arrive tous les jours.

Le 11e Jamais Lu débute dans la joyeuse indignation!

Jeudi 3 mai 2012

Bulletin festivalier 1/5

Le 11e Jamais Lu, ça commence vendredi! Cette grande fête aussi théâtrale que littéraire s’amorce avec des mots de résistance et de résilience dans la grande soirée Lettres ouvertes/poings fermés orchestrée par Louis Champagne.

Comme l’a dit Michel Bélair dans Le Devoir « amenez vos te(a)ntes », parce que nous on vous attend… Le Festival du Jamais Lu est un événement rassembleur d’une pluralité de langages et de visions. Vous y trouverez votre compte! Et si le Festival vous demande « Où est-ce qu’on est? », nous, on a un début de réponse : le Jamais Lu est dans son nouveau bastion, le théâtre Aux Écuries, où auront lieu tous les événements, huit jours durant!

Sur place vous attend Antoine Mongrain, barman et disc-jockey attitré, et créateur des fameux cocktails Jamais Bu décliné en trois couleurs jubilatoires (amer, acide et sucré), dans la suave ambiance de notre Bar-café, avant ou après les spectacles. Aussi sur place, nos amis du Coin Urbain auront des plats à petits prix à vous servir pour vous rassasier. À la soirée d’ouverture, le musicien Jez vous y bercera avec ses ondes vibrantes.  Au Jamais Lu, on veut que vous soyez bien, et même très bien!

Dès samedi 16h, nous vous invitons à la Table ronde du CEAD, animée par Paul Lefebvre, qui réfléchit avec ses invités à la place de l’auteur de théâtre dans la production de son œuvre. En soirée, nous retrouvons avec grande joie Emmanuelle Jimenez qui nous amène sur sa Plaza, dans laquelle Côte-des-Neiges témoigne de son point de rupture.

Le dimanche à 14 h, on vous invite à la messe! Oui, oui, mais pas n’importe laquelle, c’est la Messe en 3D d’Annick Lefebvre, enfant sauvage du Jamais Lu,  qui revisite de manière grinçante et athée le rituel et ses codes enfouis dans notre culture. En soirée, le nouveau texte de Stéphane Crête, mauvais goût (tout en minuscule), nous entraîne dans le vide de nos existences, la perversion, la vacuité, l’hypocrisie. Bref, une pièce qui porte magnifiquement bien son titre.

Suivez notre blogue, ici! Nous y tenons le journal de bord du 11e Jamais Lu, vous y trouverez les mots inspirés de notre codirecteur artistique, ainsi que des billets des auteurs du Festival, publié le jour de leur lecture, où ils expliquent, à leur manière, en quoi leur texte et leur démarche répondent au fameux et brûlant « Où est-ce qu’on est? »…

Pour prendre le pouls de votre époque, le 11e Jamais Lu, du 4 au 11 mai 2012.

Au cœur du Festival: les lectures théâtrales

Lundi 30 avril 2012

Oui le 11e Jamais Lu prend de l’envergure, « s’exponentie « , explose même dans de nouvelles expériences théâtrales et littéraires dans l’enceinte de sa maison-mère, mais ne démord pas de sa raison d’être : présenter les textes inédits de nouveaux auteurs de théâtre.

Sur 75 projets reçus (si c’est pas de l’effervescence dramaturgique ça!), le Festival en a retenu 10 choisis pour leur singularité. Encore tout frais, même encore un peu fragiles, à peine nés, les textes entendus se permettent des libertés qui nous décoincent la réflexion et l’artistique.  Les comédiens sont aussi à l’honneur, à titre d’extraordinaires passeurs de ces mots à vif.

Avec autant d’intensité que de diversité dans sa programmation, le 11e Jamais Lu permet un accès émouvant et unique à l’écriture théâtrale. Et c’est aux Écuries qu’on vient prendre le pouls de son époque (compris)!

Où est-ce qu’on sera?

  • Sur la Plaza de Côte-des-Neiges, dans une fresque humaine multicolore avec des rêves, des immigrants, le feu du big bang, le Plan Nord et l’humour tendre d’Emmanuelle Jimenez.
  • Dans une église réinventée où nous est livrée une homélie on ne peut plus contemporaine et grinçante, pour fouiller les traces des fondements de notre culture avec La messe en 3D d’Annick Lefebvre.
  • En pleine désillusion et au cœur de l’ombre humaine, de l’hypocrisie, de la perversion et de la vacuité ambiante avec le mauvais goût grinçant et inclusif de Stéphane Crête.
  • Dans le nouveau Montréal avec Les couleurs d’Amy, un texte écrit pour et par les enfants, un projet de médiation culturelle avec les élèves de 6e année de l’école Saint-Grégoire-le-Grand, accompagnés par Pascal Brullemans.
  • En dessous de vos corps, je trouverai ce qui est immense et qui ne s’arrête pas, soit en pleine guerre de frères de sang avec une adaptation libre, débridée et très actuelle de Britannicus par Steve Gagnon.
  • À l’aube de l’émergence d’une pré-adolescente qui cherche sa place dans son village… plate, avec le texte Jeune public Statu Quo de la plume sensible et sans jugement de l’auteur franco-canadien Gilles Poulin-Denis.
  • Dans la vraie découverte de la relève et d’une langue poétique qui aborde la folie et la proximité de nos vies séparées avec Qui file de Camille Roy, lauréate de l’Égrégore, un concours du RIASQ.
  • Dans une étrange fascination pour les pulsions inassouvies comme pour la misère de l’ailleurs signée par une écriture aiguisée dans Le mécanicien de Guillaume Corbeil.
  • Quelque part entre le vrai et le faux qui façonnent la mécanique théâtrale et interrogent notre rapport aux conventions sociales avec le pamphlétaire et ô combien synchronique Le monde sera meilleur d’Édith Patenaude.
  • Dans une langue relevée et tranchante donnant voix à des corps perdus et autodestructeurs, en plein quartier d’Hochelaga et dans les strates d’un site de réseautage dans Les morb(y)des de Sébastien David.

Le 11e Jamais Lu vous fait entendre des textes qui nomment leur société par autant de points de vue et de langages possibles, tentant par leur démarche, de répondre à la brûlante question Où est-ce qu’on est?

Et vous, oû êtes-vous? Y serez-vous?