Archive pour mai 8th, 2012

Levers de rideau: le théâtre, lieu de tous les possibles

Mardi 8 mai 2012

Le théâtre est le lieu de tous les possibles, dont celui de voir, par exemple, Lucette Lamy, Planificatrice financière de la Caisse de la Culture, monter sur scène pour interpréter « le public » discutant avec « l’auteur », en la personne de Gilles-Poulin Denis, dans un dialogue concocté par celui-ci.

Photo Thomas Blain

 

Retour sur En dessous de vos corps, je trouverai ce qui est immense et qui ne s’arrête pas

Mardi 8 mai 2012

Il nous faudra peut-être quelque temps avant de pouvoir commenter la lecture théâtrale de l’adaptation très libre de Britannicus par Steve Gagnon. On en est ressorti ébranlé… c’était si bon! Déplaçant la famille impériale en une famille banlieusarde, avec une mère dévorante, un frère jaloux et la blonde du l’aîné qui aménage avec eux et qui changera à jamais le cours des choses… Humain, tragique, poétique, dans un monde bien à soi, brûlant d’intensité.

Mise en lecture : Steve Gagnon
Distribution : Annick Bergeron, Marie-Soleil Dion, Renaud Lacelle-Bourdon, Guillaume Perreault, Claudiane Ruelland

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Retour sur Les couleurs d’Amy

Mardi 8 mai 2012

Les couleurs d’Amy, un texte écrit par et pour les enfants de 6ème année dans le cadre d’un projet de médiation culturelle: les auteurs de The Wire n’ont qu’à bien se tenir! Les enfants ont fait sonner des mots forts, réalistes, pleins de colères, d’intensité et de grande sensibilité. Et des mots qu’ils comprenaient, fallait voir la centaine d’enfants réagir dans la salle… Le nouveau Montréal est là, et il est pleinement vivant!!

Dramaturge : Pascal Brullemans
Mise en lecture : Nini Bélanger
Distribution : Francesca Barcenas, Sébastien David, Vincent Fafard, Anne-Marie Levasseur

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Statu Quo de Gilles Poulin-Denis – Extrait

Mardi 8 mai 2012

« Toutes les jours c’est un déjà-vu. Il se passe rien. Il se passe jamais rien ici. Tsé, il pourrait avoir un météorite qui tombe demain ici, qui écrase la ville au grand complet. Il resterait plus rien, tout le monde serait mort, pis je suis sûr que y a personne sur la planète qui s’en apercevrait. Même les gens d’ici s’en apercevraient pas.  »

Mardi 8 mai 13h30
Mise en lecture :
 Craig Holzschuh
Distribution : Mikhail Ahooja, Roxane Bourdages, Marie-Claire Marcotte, Gilles Poulin-Denis

Où est-ce qu’on est? Dans Statu Quo de Gilles Poulin-Denis

Mardi 8 mai 2012

[Chaque jour de lecture théâtrale, on publie un texte de l'auteur qui répond à la question "Où est-ce qu'on est?", en lien avec avec sa pièce présentée, sa démarche d'écriture et notre réalité.]

Naissance

Au début tout était blanc
Je ne voyais rien
Il ne se passait rien
Rien ne se disait
Pas super pour une pièce de théâtre
Mais j’avais accepté d’écrire ce texte
Maintenant, j’étais debout
Dans ce terrain vague
À imaginer une foule d’ados
Assis devant moi
Me regardant
En attendant que moi
Je leur raconte une histoire

Je ne savais pas quoi leur dire
Patience
Quelque chose se passerait
Un jour ou l’autre
Des heures à attendre l’histoire
Dans ce lieu vide

Et puis
Un jour, je les ai vus.
Au fond d’une vidéo
De la Blogothèque
À 3 minutes, 6 secondes
Dans les méandres de l’Internet
Ils attendaient que je les trouve

Et puis
Je n’étais plus seul dans ce lieu
Blanc
Et vague
En fait, je n’y étais plus du tout
Maintenant, elles étaient là
Deux filles
Un peu blasée
Debout contre un mur

Lui, était présent,
mais restait dans le fond de ma tête,
attendant le bon moment
pour surgir

J’avais les personnages
Mais je n’avais pas encore
L’histoire

Je cherchais
Ils attendaient
Chaque fois que je pensais au projet
Je les voyais
Ces deux jeunes filles
Debout contre un mur
Lui, toujours prit dans ma tête
Et ils attendaient
Que quelque chose se passe
Cette attente
Est devenu
Le point de départ

Ils étaient là
Dans ma tête
Et maintenant ils sont ici
Avec un désir
Brûlant de parler,
De vous dire

Gilles Poulin-Denis

GILLES POULIN-DENIS
Gilles Poulin-Denis a quitté ses prairies natales afin de poursuivre une formation en art dramatique à l’UQAM. Après ses études, il se lance dans l’écriture dramatique en explorant surtout le conte et la courte pièce. Rearview est sa première pièce de longue durée. Il travaille actuellement sur deux nouveaux textes. Depuis 2008, Gilles est auteur associé au Centre national des arts du Canada.