Archive pour mai 6th, 2012

Première lecture théâtrale au 11e Jamais Lu – Emmanuelle Jimenez avec Plaza

Dimanche 6 mai 2012

Emmanuelle Jimenez a prouvé une fois de plus qu’elle savait prendre de front les questions les plus dures en ouvrant tendrement les bras. Plaza est un texte drôle, touchant, perspicace… Une très belle première lecture théâtrale au 11e Jamais Lu. Ci-dessous, les photos de Thomas Blain.

Lisez le compte-rendu de Rachel Gamache sur Bang Bang.

Bravo à toute la distribution: Gary Boudreault, Amélie Chérubin-Soulières, Éveline Gélinas, Emmanuelle Jimenez, Pierre Limoges et Lénie Scoffié.
Mise en lecture d’Emmanuelle Jimenez

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Des Levers de rideau pour lever les soirées!

Dimanche 6 mai 2012

Moments complices par excellence, les Levers de rideaux permettent aux gens d’affaire de réaliser leurs rêves artistiques, font entendre des dialogues drôles et réfléchis sur les liens entre l’auteur et le public et permettent au Festival de se financer quelque peu. En entrée de certains spectacles, les Levers de rideaux nous ouvrent l’appétit et l’esprit!

Quelques photos des Levers avec MARTIN BERGERON, Directeur, Stratégie politiques, Chambre de commerce du Montréal métropolitain et MARTIN HÉROUX, et celles de GUY-FRANÇOIS LAMY, Avocat, Affaires juridiques, Hydro-Québec, et EVELINE GÉLINAS. Crédit photos Thomas Blain.

 

 

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Photos de la Table ronde du CEAD

Dimanche 6 mai 2012

Les photos de cette belle rencontre du samedi fin d’après-midi. Photos Thomas Blain

 

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Retour sur la Table ronde du CEAD

Dimanche 6 mai 2012

Rencontre des plus intéressante hier lors de la Table ronde du CEAD, animée par Paul Lefebvre, alors que David Paquet, Sarah Berthiaume et Pascal Brullemans partageaient leur expérience d’auteur pour tenter de répondre à la question « Où est l’auteur dans la production de son oeuvre? »

Voici quelques propos attrapés au vif et synthétisés pour vous:

David Paquet: « l’auteur est marginalisé dans la production théâtrale, il travaille surtout seul et il est le seul à travailler avec le néant. Il est en décalage temporel avec les autres artisans. Mais si personne ne regarde par-dessus mon épaule quand je travaille, qui suis-je pour le faire à d’autres. C’est faux de croire que l’auteur sait mieux que quiconque comment monter sa pièce, il faut laisser les autres nous rendre meilleur. »

Pascal Brullemans: « j’écris en équipe, en salle de répète, entouré de gens que j’aime et qui me font une place. L’auteur est celui qui travaille l’espace de signification entre les mots (Breton). Il ne s’occupe pas que des mots, il s’occupe de l’histoire et du sens, de ce qui se passe, de ce qui habite les personnages. C’est une écriture vivante, puisque j’écris pour des acteurs et la scène. Et le trouble amené par l’écriture est autant vécu par les acteurs que l’auteur. L’auteur est celui qui va trop loin, quitte à revenir. La rencontre entre l’auteur est la production est essentielle à un moment ou un autre pour que la rencontre se fasse entre le spectacle et le public. Et quand le sens s’élève dans les spectateurs, c’est comme poser des bombes. »

Sarah Berthiaume:  »dans le cas d’un texte commandé par un metteur en scène, il faut s’assurer d’avoir les mêmes intentions. L’auteur peut se soucier du sens, alors que le metteur en scène peut rechercher l’effet, la sensation générale auprès du public. L’auteur doit alors se prêter au jeu, mais au risque d’avoir le vertige de voir sa matière verbale transformée, et toujours associé à son nom. »

« Où est-ce qu’on est? À la lecture de « mauvais goût » de Stéphane Crête

Dimanche 6 mai 2012

[Chaque jour de lecture théâtrale, on publie un texte de l'auteur qui répond à la question "Où est-ce qu'on est?", en lien avec avec sa pièce présentée, sa démarche d'écriture et notre réalité.]

« Où est-ce qu’on est? »

On me demande de nommer à quel endroit je suis, ou plus précisément, à quel endroit nous sommes, puisque la question posé n’est pas: «où es-tu?», mais bien « où est-ce qu’on est? ». D’instinct, je serais tenté de répondre «ici». Nous sommes ici, car à l’évidence, nous ne pouvons pas être ailleurs. Peu importe les mouvements sociaux, ce que nous faisons, comment nous pensons et agissons, tout se passe maintenant. Nous sommes nos contemporains. Et si nous nous inscrivons dans l’histoire, c’est essentiellement à partir de ce qui est là, de ce qui est ici.

Je préciserais toutefois la question, car il me semble essentiel de se demander également «qui est ici?». Qui est la personne à cet endroit précis, maintenant? De quoi est elle faite, qu’est-ce qui la définit? Quelle est sa nature, quelles sont ses croyances, sur quelle fondation est-elle construite?

Les personnages de mauvais goût ne peuvent pas répondre à ces questions.

Ils sont dépassés par les événements, les bouchées sont trop grosses à prendre, l’effort de lucidité demandé est vertigineux et fait si peur, que la conscience reste endormie. Leur choix conscient de rester dans l’inconscience semble faciliter, de façon illusoire, leur difficile marche dans l’existence.

À la question «où est-ce qu’on est?», ils seraient peut-être tentés de demander plutôt «comment on s’est rendu là?». La réponse me semble être dans cette autre question: «qui est là?». Si j’avais un souhait à émettre à mes personnages, ce serait de leur permettre de prendre conscience de leur inconscience. On peut être dans le brouillard et ne pas pouvoir avancer, mais je pense qu’on est tout de même plus avancé si on est capable de reconnaître le brouillard qui nous entoure.

Je sens dans la question «où est-ce qu’on est?» un désir d’ailleurs et de mouvement. De changement. Cette réflexion est une invitation à visiter ce qui nous fait et nous défait à l’intérieur de soi, pour ensuite, de cet endroit où nous sommes, arriver à faire et défaire ce qui est autour. Car, comme le dit si bien Krisnamurti: «Toute révolution sociale passe par une révolution personnelle.»

Lecture théâtrale de mauvais goût, dimanche 6 mai 20h
Mise en lecture : Stéphane Crête
Distribution : Marie Bernier, Jean-Carl Boucher, Isabelle Brouillette, Julianne Côté, Catherine Dajczman, Stéphane Dermers, Daniel Desputeau, Guillermina Kerwin, Didier Lucien

Crédit photo: Clyde Henry

Carole et Lise à Bouillant de culture!

Dimanche 6 mai 2012

Pour vous donner grande envie de venir manger avec nous mardi à 18h au Salon littéraire participatif « Carole et Lise reçoivent », écoutez leur entrevue à Bouillant de culture sur les ondes de Radio-Canada! Un avant-goût solide de ce potluck de bouffe et d’idées autour des générations: Carole Fréchette et Lise Vaillancourt, les « 50 ans et mieux » sont tout simplement craquantes et irrésistibles!