Archive pour mai, 2011

Marcelle Dubois n’a pas la langue dans sa poche!

Mardi 17 mai 2011

Il est tard pour entrer dans le débat… Les médias gobent les momentums à un rythme ahurissant, mais si s’indigner à la suite à l’article de la chroniqueuse Nathalie Elgrably-Lévy du Journal de Montréal n’est plus d’actualité une semaine après les événements, les peurs et les blessures que disent ce texte que j’ai écrit pour souligner la fin du 10e Jamais Lu ne sont pas moins vives et pertinentes aujourd’hui… Puisque, depuis, je me réveille chaque matin en me disant : eh oui, nous sommes toujours bel et bien dans le même monde qui a été bouleversé le 2 mai dernier…

Voici donc, le texte que j’ai écrit pour clôturer le cabaret de clôture (sic) du 10e anniversaire du Festival du Jamais Lu, qui fût soit dit en passant une édition extraordinaire.

Bonne lecture : et de grâce, partageons notre indignation, tous les jours, tout le temps et pas seulement au moment où les médias en parlent!

Samedi 7 mai 2011 – Ce matin, je devais écrire ce texte, ce texte qui allait clore les 10 ans du Jamais Lu. Je pensais vous écrire des choses drôles et nécessaires.

Par exemple : Lors de la création du premier C.A. indépendant pour le Jamais Lu, au moment d’énoncer créé les principes de bases qui fonderaient le Jamais Lu, François Létourneau membre de ce premier C.A., a insisté pour qu’on écrive qu’au Jamais Lu, il devrait toujours y avoir de la bière! Que ce serait par le houblon que le Jamais Lu se distingue des autres…

J’aurais voulu aussi faire une blague qui punche en disant que Fanny Britt et Emmanuelle Jimenez sont les Dominique Michel du C.A. du Jamais Lu… et puis dire plus tendrement après : mais depuis que vous êtes parties pour vrai, vous nous manquez les filles.

J’aurais voulu souligner plus gravement l’importance qu’ont eue certains mentors sur nous, sur moi. Je vous aurais parlé longuement de Nadine Vincent et de Jean-François Caron qui nous ont – m’ont – appris que ce n’est pas suffisant de faire des choses, qu’il faut s’y engager tout entier, artistiquement certes, mais politiquement aussi. Politiquement, mais non pas de façon partisane, mais plutôt avec l’idée du débat politique qui se vit dans une société… Je vous aurais dit que nous leur devons le Jamais Lu d’aujourd’hui libre et résolument engagé.

Je pensais vous dire des choses personnelles aussi. Comme la fierté égoïste d’être au service de vous tous, les auteurs, les acteurs, les metteurs en scène, les administrateurs, les organisateurs, le public qui faites vivre le Jamais Lu. Je vous aurais dit comment ma chair est marquée par votre générosité, par votre avidité, par votre présence.

Voilà, c’est que je m’apprêtais à vous dire, dans un beau texte bien ficelé, dans lequel j’aurais eu quelques inflexions de voix aux bons endroits pour vous toucher et vous communiquer toute ma gratitude.

Mais, je suis tombée sur l’article qui a été publié dans le Journal de Montréal hier par Nathalie Elgrably-Lévy qui affichait ouvertement une haine de l’artiste et surtout une mauvaise foi, ou une pauvreté intellectuelle, épeurante, terrorisante, paralysante.

Pour ceux qui ne l’auraient pas lu en voici un court extrait… je vais tenter de ne pas avoir trop mal au cœur en le lisant. :

On dit que la culture n’est pas une production comme les autres. Pourtant, que l’on soit écrivain ou mécanicien, l’équation est simple : on est pauvre quand on n’arrive pas à vendre ce que l’on produit. Je serai franche, au risque d’être politiquement incorrecte. Il n’existe que deux raisons pour lesquelles un artiste vit dans la misère. La première est que son talent n’est peut-être pas en demande. La deuxième est qu’il est peut-être tout simplement dépourvu de talent. Dans un cas comme dans l’autre, le public n’est pas disposé à consacrer son argent à l’achat du produit culturel proposé. Ainsi, pourquoi y mettre l’argent du contribuable? Pourquoi l’État achèterait-il, au nom de la collectivité, ce que nous refusons d’acheter individuellement?

N’est-il pas préférable de rendre l’art plus accessible plutôt que de laisser des fonctionnaires choisir, à notre place, quels artistes auront notre argent?

Au fait, le crédit d’impôt de 500 $ pour les activités artistiques des enfants, crédit proposé par les conservateurs, ne s’inscrit-il pas dans cette logique? Il faut croire que ce parti ne méprise pas la culture autant qu’on veut le laisser croire!

Je vous invite à lire sur Facebook la pertinente réponse que lui fait Jean-Philippe Joubert, un artiste de Québec, et bien d’autres également depuis.

En lisant cette chronique, j’ai revécu à la puissance dix le même haut-le-cœur que lundi quand la cloche fatidique a sonné à Radio-Canada et que nous avons eu l’annonce d’un gouvernement majoritaire conservateur.

Évidemment, nous connaissons la haine d’une certaine strate de la population pour les artistes. Évidemment, ces pensées droitisantes je sais qu’elles existent. Je ne suis pas une enfant. Mais réaliser que tout à coup, ce discours haineux envers les artistes et les subventions publiques destinées aux arts s’appuie sur les dires, les politiques, les volontés d’un gouvernement majoritaire au pouvoir, m’a glacée. Figée. C’est ça qui m’apeure et m’attriste le plus. Le fait, que dorénavant, nous ne pouvons plus minimiser ce discours en disant : ben oui, il y en a toujours qui ne comprendront pas… Non, nous ne pouvons plus laisser faire. Puisque celui qui ne comprend pas est au pouvoir, et que donc, tous les autres qui pensent comme lui sont dans le droit chemin. Je n’avais jamais eu besoin de me passer cette réflexion de toute ma vie d’adulte socialement consciente… et voilà qu’aujourd’hui, cette certitude de vivre dans une société où j’ai ma place vient de chavirer.

En lisant cette chronique, j’ai perdu tous les mots qui m’auraient été nécessaires pour écrire le joli texte que je vous destinais… Cet article m’a fait mal à l’identité. Mal à ma respiration fondamentale… et je n’ai plus eu le goût de vous dire qu’une seule chose :

Écrivez, écrivons, créons, révolutionnons, résistons.

Poursuivons nos petites grandes choses que sont nos œuvres…

Et rêvons ensemble que lorsque le Jamais Lu fêtera sa deuxième décennie – s’il réussit à franchir les difficiles années qui s’annoncent pour nous gens de culture et des sciences humaines – bref, que lorsque nous fêterons nos 20 ans, nous aurons un gouvernement qui portera un nouveau nom, une société qui aimera ses artistes parce qu’elle reconnaîtra que c’est par eux que se tisse la fibre de l’exception québécoise… et peut-être même, allons soyons fous puisque nous sommes artistes, que nous aurons… un nouveau passeport, écrit Québec dessus. Un passeport pour l’amour de soi.

Merci à vous tous.

À vous les 123 auteurs qui ont fait vibrer les 10 ans du Jamais Lu,

Au millier d’acteurs et metteurs en scène qui ont défendu ces voix,

Aux 21 membres du C.A. qui ont bien orienté notre développement au fil des ans,

À l’O Patro Vys, à Martin, pour nous accueillir si gentiment et librement depuis 8 ans,

A ma gang de filles si précieuse : Stéphanie, Valérie B., Valérie G., Marie-Aube,

À l’homme dans cette gang de filles : David Lavoie

À Julie notre cofondatrice des trois premières années.

À vous tous…

Merci de nous, de me donner encore le courage de sourire face à l’avenir.

Marcelle Dubois

Directrice artistique et générale du Festival du Jamais Lu

Bulletin du Jamais Lu – 4/4

Vendredi 13 mai 2011

10e FESTIVAL DU JAMAIS LU : UNE ÉDITION ANNIVERSAIRE QUI A REMPLI SES PROMESSES!

Le 10e Jamais Lu s’est terminé samedi soir sur une note festive et bon enfant avec le cabaret de clôture La langue dans le vinaigre. Notre bilan témoigne de l’attachement du public pour le Festival et de la pertinence de l’événement. En effet, vous avez été plus nombreux que jamais, les soirées spéciales, plus politiques et engagées que jamais, et les textes présentés, investis d’une réelle inspiration.

DES TEXTES, DES AUTEURS, DES SALLES PLEINES

Pour ses 10 ans, le Festival a connu une affluence record : des salles pleines à 73 % en moyenne, une augmentation de près de 10 % par rapport à l’an dernier.

Le public a découvert des textes inédits d’auteurs connus et moins connus des festivaliers. Ainsi, Fabien Cloutier, Navet Confit, Marc-Antoine Cyr, André Gélineau, Mathieu Gosselin, Marie-Eve Huot, Catherine Levasseur-Terrien, Francis Monty, Olivier Morin, Dominick Parenteau-Lebeuf, Julie-Anne Ranger-Beauregard, Guillaume Tremblay et Anne-Marie White ont pu mesurer l’effet de leurs mots sur leur auditoire.

UN ANNIVERSAIRE SUR FOND D’ÉLECTIONS
Les 10 ans du Jamais Lu se sont déroulés sur un fond de campagne électorale et d’élections. Ce contexte a teinté tout le festival qui posait cette année la question Jusqu’où te mènera ta langue? en guise de ligne éditoriale. Cette question a pris un tournant très politique et les auteurs n’ont pas hésité à se mouiller en parlant de leurs convictions, leur rôle et leur engagement au sein de la société québécoise.

UNE SOIRÉE D’OUVERTURE, COMME UN CRI DE RALLIEMENT

Orchestrée par Martin Faucher, la soirée d’ouverture donnait la réponse de 10 auteurs à la question éditoriale, mais on voulait surtout les voir pondre des textes dans la spontanéité et l’urgence de l’actualité. Le public venu en très grand nombre (certains se sont vu refuser l’entrée parce que c’était complet) s’est délecté des bijoux de textes lus par une équipe d’excellents comédiens. Cette soirée fut certainement une des plus riches provoquées par le Jamais Lu, et surtout une des plus percutantes à quelques jours d’un scrutin qui allait en surprendre plus d’un.

UN SALON THÉÂTRAL EN GUISE DE SOIRÉE ÉLECTORALE
Le soir fatidique du 2 mai, Carole Fréchette et Lise Vaillancourt ont reçu près de 40 personnes (autant des artistes que des gens du public) à la salle O Patro Výš et les ont conviés à partager nourriture, vin et idées sur les tabous sociaux. La soirée s’est terminée en regardant les résultats des élections qui alimentèrent, il va sans dire, les débats et discussions.

UN OPÉRA ROCK, COMME ANTIDOTE À LA GUEULE DE BOIS ÉLECTORALE

Le lendemain 3 mai, l’équipe de Clotaire Rapaille : l’opéra rock a su nous redonner le sourire au lendemain d’un dépouillement de scrutin déconcertant. Au-delà de la boutade derrière cet opéra rock, on a senti de la part des créateurs un véritable questionnement sur notre identité québécoise : une réflexion qui n’aurait su tomber plus à propos dans l’actualité. Nombreux sont ceux qui sont venus voir la genèse de ce projet qui, nous le prédisons, fera sûrement partie des spectacles à voir dans les prochains mois et pourquoi pas les prochaines années…

UNE LANGUE DANS LE VINAIGRE QUI RELANCE LES DÉBATS

Sous le signe de l’humour, Olivier Morin et Émilie Bibeau ont animé cette soirée qui rappelait les moments marquants du Festival. Elle a pris fin sur les mots de Marcelle Dubois, directrice générale et artistique, comblée par notre succès mais surtout atterrée que le débat sur le financement public de la culture, relancé jeudi dernier par Nathalie Elgrably-Lévy, chroniqueuse pour Le journal de Montréal, soit à nouveau à l’avant-plan en cette ère de gouvernement conservateur majoritaire où forcément la culture est menacée. Espérons que cette traversée du désert sera en fait le coup de fouet qui remettra l’engagement et le désir de se mobiliser socialement au goût du jour.

Le Festival tient à vous remercier d’être toujours présents pour cet événement. Nous venons de vivre un merveilleux 10eanniversaire, qui donne le goût de croire que les auteurs ont bel et bien leur place dans notre société, et qu’encore et encore il faut travailler à les mettre en lumière : ils ont tant à nous dire!

Nous sommes déjà pleins d’idées et d’envies pour notre 11eédition!

Sur ce, chers festivaliers, on vous encourage à poursuivre votre boulimie théâtrale en allant au FTA (www.fta.qc.ca) et du OFF.T.A (www.offta.com). Deux incontournables du printemps.

Et nous on se dit « à l’année prochaine! »

La Jamais Lu a sa chanson!!!

Jeudi 12 mai 2011

Gros merci à Dan et Jenny (alias Olivier Morin et Émilie Bibeau)… Elle est totalement… Jamais Lu!!!

L’équipe vous dit merci!

Mercredi 11 mai 2011

L’équipe? C’est qui l’équipe?

L’équipe c’est la petite gang sur cette photo. Et elle vous dit merci pour votre soutien, votre venue au festival, vos sourires, vos discussions autour du bar du O Patro Vys, votre participation et tout et tout! Et l’équipe vous dit aussi: « À l’an prochain! »

Belle clôture!

Mercredi 11 mai 2011

Photos: Thomas Bilodeau-Blain

Petit bonhomme en papier carbone de Francis Monty (les photos)

Lundi 9 mai 2011

À vous faire regretter de ne pas l’avoir vu !

(photos: Thomas Bilodeau-Blain)

La clôture…

Samedi 7 mai 2011

C’est l’ultime soir pour fêter les 10 ans du Jamais Lu!

Il reste quelques places! Venez rire, boire, festoyer et même danser puisque nous avons Ines Talbi aux tables tournante!

À +!

Billy…

Samedi 7 mai 2011

Le dernier texte de Fabien Cloutier en photos pour la première fois!

(crédit: Thomas Bilodeau-Blain)

Photos de La demoiselle en blanc et du concert-cadeau

Samedi 7 mai 2011

C’était jeudi soir et c’était génial!

(photos: Thomas Bilodeau-Blain)

Souvenirs de Lol_ita et Tobacco!

Jeudi 5 mai 2011

Ceux qui ne sont pas venus se mordront les doigts en voyant les photos d’hier! (crédit: Thomas Bilodeau-Blain)

Bulletin 3/4

Jeudi 5 mai 2011

C’EST PAS FINI, MAIS ÇA ACHÈVE. IL FAUT EN PROFITER JUSQU’À LA DERNIÈRE GOUTTE!

Si vous n’avez pas encore eu l’occasion de venir faire votre tour au Jamais Lu, sortez votre agenda tout de suite! Un festival est si vite passé. C’est une édition exceptionnelle! Nous le disons chaque année, c’est vrai, mais cette fois, croyez-nous, c’est vraiment EXCEPTIONNEL!

La preuve : les salles sont plus pleines que jamais, les gens restent pour discuter, l’ambiance est à la fête et surtout les artistes sont particulièrement engagés dans leur projet et nous révèlent des textes forts.

Ce soir, pour nous séduire, il y a Dominick Parenteau-Lebeuf, avec sa Demoiselle en blanc, et le rappeur français Arm avec son concert…

Et ensuite, il ne reste plus que deux soirs.

VENDREDI 6 MAI

À 16 h : FENÊTRE OUVERTE SUR LES RENCONTRES D’AUTEURS DIRIGÉES PAR JEAN-MARC DALPÉ

Treize auteurs du Québec et du Canada francophone ont parlé, écrit, parlé, débattu, écrit encore, ri, lu et réécrit pendant tout le Festival, au cours de rencontres dirigées par l’auteur d’expérience Jean-Marc Dalpé. Et vendredi ils vous feront part, en toute simplicité, des fruits de ces rencontres. Ça vaut le détour; c’est toujours captivant d’entendre des auteurs réfléchir sur leur pratique.

À 20 h : BILLY DE FABIEN CLOUTIER

Fabien, on l’adore! C’est une langue qui râpe les oreilles… pour mieux nous faire entendre nos débilités humaines. On se rappelle encore son incroyable monologue Scotstown produit l’an dernier et qui a fait une tournée au Québec. Cette fois-ci, il nous arrive avec Billy, son premier texte à personnages. Sylvain Bélanger signe la mise en scène et Louise Bombardier, Catherine Larochelle et Sébastien Leblanc nous feront vivre toute la truculence de l’écriture de Fabien.

SAMEDI 7 MAI

À 16 h : PETIT BONHOMME EN PAPIER CARBONE DE FRANCIS MONTY

Francis, c’est la famille! Il était avec nous dès le premier Jamais Lu et nous a fait le plaisir de venir y frotter quelques fois sa langue pendant nos 10 ans de vie. Cette année, il nous présente son plus récent texte, Petit bonhomme en papier carbone. Plus qu’une lecture, c’est une performance qu’il nous livrera, proche du laboratoire de création. Il y fera côtoyer la dureté du langage avec la fragilité du papier grâce à la conception scénographique de Julie Vallée-Léger. Un amalgame de mots et de sensations pour les 12 ans et plus.

À 20 hLA LANGUE DANS LE VINAIGRE!
SOIRÉE DE CLÔTURE ANIMÉE PAR ÉMILIE BIBEAU ET OLIVIER MORIN
Avec : Jean-Phillipe Baril-Guérard, Sarah Berthiaume, Simon Boulerice, Guillaume Corbeil, Marcelle Dubois, Julie Gagné, Jacques Laroche, David Leblanc, Annick Lefebvre, Pierre Lefebvre, Pierre Limoges, Frédéric Paquet, Mathieu Quesnel, Sébastien Rajotte, Julie-Anne Ranger-Beauregard, Olivier Sylvestre, et Catherine Vidal
DJ de la soirée : Ines Talbi

Toute bonne chose a une fin… y compris le 10e anniversaire du Festival du Jamais Lu. Entre un vox pop qui pose la question Confieriez-vous votre comptabilité à un mime? de Frédéric Paquet (le hit de la 5e édition), la confession intime d’Annick Lefebvre, le Que sont-ils devenus de Sébastien Rajotte, la présence rassurante pour l’avenir, de deux finissants en écriture à l’École nationale de théâtre, la revanche des anciens lauréats de l’Égrégore, un numéro engagé des artisans de la revue Liberté et un numéro des acteurs chouchous du Jamais Lu, le ton sera à la célébration… et à la dérision! Parce que, quand même, il ne faut pas vieillir trop sérieusement.

Le tout animé par nos incroyables cowboys Olivier Morin et Émilie Bibeau, qui nous pousseront de belles ballades westerns! La délicieuse Ines Talbi prendra le relais après le cabaret, pour nous faire danser toute la nuit. Vraiment, venez fêter avec nous : une décennie… ce n’est quand même pas rien!

LA RÉSERVATION EST L’AMIE DU FESTIVALIER!
Certains ont été fort surpris de se voir refuser l’entrée lors de soirées parce que c’était complet. Et l’expérience risque de se répéter… Ne vous exposez pas à la déception, réservez! Vous viendrez au Jamais Lu tellement plus détendu! Marie Fannie, notre responsable de la billetterie, attend votre appel!

RÉSERVATION ET INFORMATION : 514-328-7437
Pour tout savoir sur la programmation : jamaislu.com


Photos de Noeuds papillon et son jeune public

Jeudi 5 mai 2011

C’était tellement beau à voir… et à entendre!

Photos: Thomas Bilodeau-Blouin

On n’a pas les photos de Ben Laden, mais on a celles de Clotaire Rapaille!

Jeudi 5 mai 2011

Soirée complètement folle et déjantée! Voici en photos Clotaire Rapaille: l’opéra-rock!

Merci à notre photographe: Thomas Bilodeau-Blain

Carole et Lise nous ont reçus en grand!

Mercredi 4 mai 2011

Ce fameux soir là… Où le Canada est devenu bleu foncé et le Québec orange… Nous avons mangé, parlé de tabous sociaux et aussi un peu pleuré devant le résultat des élections…

Voici notre 2 mai en photos: (elles sont de Thomas Bilodeau-Blain qui pourrait vraiment faire des photos pour livres de recettes!)

Clotaire Rapaille: c’est COMPLET!

Mardi 3 mai 2011

COMPLET, COMPLET, COMPLET,COMPLET, COMPLET, COMPLET!!!

Mais vous ne serez pas complètement en reste puisque vous pouvez vous contenter d’un petit bout en allant écouter leur entrevue chez Christiane Charette!

On va aussi vous mettre des photos demain! On est cool quand même non?!

Bonne soirée!

Bulletin 2/4

Mardi 3 mai 2011

LE JAMAIS LU SE POURSUIT : Mercredi et jeudi sont des soirées à ne pas manquer! Voici pourquoi…

Le Festival bat son plein et ce n’est pas peu dire! Des lectures passionnantes, des auteurs comblés, des comédiens excellents et du bien beau monde pour venir fêter avec nous les 10 ans du Jamais Lu. Après une soirée d’ouverture où nous avons dû refuser des gens tellement la cabane était pleine, et où les auteurs ont fait preuve d’un engagement libérateur, les soirs se succèdent et sont toutes bien remplies et bien riches en propositions artistiques. 10 ans, c’est vraiment trippant!

Chez nous, pas d’abattement malgré les nouvelles politiques… Nous continuons à croire qu’il faut dire haut et fort plus que jamais! Dans les prochains jours, venez vous réjouir avec nous de l’engagement des auteurs…

MARDI 3 MAI
À 20 h : CLOTAIRE RAPAILLE : L’OPÉRA ROCK DE NAVET CONFIT, OLIVIER MORIN ET GUILLAUME TREMBLAY

C’est pas qu’on veut péter votre balloune, mais si vous n’avez pas déjà réservé pour cet opéra rock complètement déjanté… Eh bien, trop tard! C’est COMPLET! Eh oui! C’est comme ça maintenant au Jamais Lu!

Donc pour ceux qui ont déjà réservé, on vous promet une soirée carrément malade! Les gars sont fous fous fous… mais ils ont travaillé fort. On a bien hâte!

MERCREDI 4 MAI
À 13 h : NŒUDS PAPILLON DE MARIE-EVE HUOT

Elle a une passion pour le théâtre jeune public, on l’a vu dans plusieurs pièces pour enfants, et cette année elle fait le saut comme auteure. Un texte d’une grande sensibilité qui explore les chavirements intérieurs par le biais d’une fascination pour l’aviation. Ce très beau texte destiné aux 10 à 12 ans plaira à tous par sa poésie évocatrice.

Venez entendre les mots de Marie-Eve et voir les petits visages absorbés par son histoire. C’est aux Jeunesses Musicales du Canada que ça se passe.

À 20 hLOL_ITA DE CATHERINE LEVASSEUR-TERRIEN

La révélation de l’année! Catherine, on ne la connaissait pas et elle nous a séduits par son adaptation rythmée et hypercontemporaine de la nymphette Lolita. Un texte fait de spoken words, de poésie, de paroles repiquées à Britney Spears… Pour accentuer le thrill de l’aventure, c’est David Gauchard, venu de France avec sa bande de L’unijambiste, qui assure la mise en lecture. Sur scène, le rappeur Arm donnera le ton de la lecture : une présentation entre la performance et le théâtre. À voir pour son unicité.

SUIVI DE

TOBACCO d’ANDRÉ GÉLINEAU

Lui, il est connu à Sherbrooke et le Jamais Lu a décidé qu’à partir du 4 mai 2011 il serait connu aussi à Montréal! Parce qu’il en vaut la peine, vraiment. Nous adorons son écriture à la fois ancrée dans un imaginaire résolument québécois et dans un symbolisme franchement original! Et en plus il sait s’entourer, André : c’est Normand Chouinard qui signe la mise en lecture. Une vraie découverte à faire!

JEUDI 5 MAI
À 17 h : JE CRIE SOUVENT DANS LA NUIT À L’HEURE OÙ TOUT LE MONDE DORT ET TOI AUSSI MAIS JE NE T’ENTENDS PAS DE PHILIPPE BOUTIN (gagnant de l’Égrégore, un concours du RIASQ)

Chaque année, le Jamais Lu a le plaisir d’accueillir l’auteur gagnant de l’Égrégore, un concours du RIASQ. C’est toujours intéressant d’entendre ce qui sort de la plume de ces jeunes auteurs de demain. Philippe Boutin nous présente donc son premier texte, fougueux, mis en lecture par Michel-Maxime Legault.

À 20 hLA DEMOISELLE EN BLANC DE DOMINICK PARENTEAU-LEBEUF

Nous sommes très heureux d’accueillir Dominick qui, il y a 10 ans, participait à la première édition du Jamais Lu. On aime Dominick pour sa force intérieure et son engagement total dans l’aventure de l’écriture. Elle nous a émus à la soirée d’ouverture par sa plume magnifique; avec son texte La demoiselle en blanc qui nous amène à Berlin et nous fait traverser près d’un siècle d’histoire intime et politique, vous serez tout aussi touché! C’est Markita Boies qui signe la mise en lecture de ce solo interprété par Sophie Desmarais.

À 22 h : CONCERT-CADEAU DE L’UNIJAMBISTE
Entrée gratuite

On finit la soirée en musique, gâtés par Arm et L’unijambiste, venus de France, qui nous offrent ce concert en cadeau pour nos 10 ans. Du rap! Arm, selon la revue Les Inrockuptibles (revue majeure dans le monde de la musique), « creuse depuis dix ans un sillon inédit dans le rap français. [] le verbe d’Arm est une affaire qui vise l’éthique, la morale, l’humanité. Intense. » Ça donne le goût, non? Alors, le O Patro Výš se change en plancher de danse pour l’occasion.

LA RÉSERVATION EST L’AMIE DU FESTIVALIER!
Certains ont été fort surpris de se voir refuser l’entrée lors de la soirée d’ouverture parce que c’était complet. Et l’expérience risque de se répéter ce soir… Ne vous exposez pas à la déception, réservez! Vous viendrez au Jamais Lu tellement plus détendu! Marie Fannie, notre responsable de la billetterie, attend votre appel!

RÉSERVATION ET INFORMATION : 514-328-7437
Pour tout savoir sur la programmation : jamaislu.com

Olivier Choinière et l’Administration

Lundi 2 mai 2011

Bonjour,

Je publie ici le texte que j’ai lu lors de la soirée d’ouverture du Jamais Lu, le 29 avril dernier.

Puisque la salle était pleine, certaines personnes n’ont pu entrer et désirait le lire.

OC

L’administration nous ronge.

Quand je dis Nous, je veux d’abord dire Nous les amis du Jamais Lu, nous les amis du théâtre, nous les comédiens, les musiciens, nous les artistes, les poètes, nous les prêcheurs et les convertis, nous tous dont c’était pas la job à priori de faire des budgets équilibrés.

L’administration nous ronge. Elle nous scinde, nous fractionne.

Dans mon corps il y a : un metteur en scène et un directeur de compagnie, un auteur et un demandeur de subvention professionnel, un co-directeur artistique et un administrateur, un gestionnaire de projets et un spectateur. Tu me dis : Ça s’appelle la réalité de la survie. Je dis : Cette réalité porte un nom: trouble de la personnalité multiple. Quand sur scène quelqu’un se parle tout seul, ça s’appelle un soliloque. Sinon, ça s’appelle de la schizophrénie.

L’administration nous désintègre. Elle nous fait perdre notre intégrité.

Ce qu’on a retenu de la Cigale et la Fourmi, c’est l’insouciance de l’une, le pragmatisme de l’autre. Ce qu’on aurait dû retenir, c’est que ça prend une Cigale pour faire une Fourmi. On peut pas être les deux en même temps.

André Brassard a dit un jour : Quand les directeurs artistiques sont devenus co-directeurs généraux des théâtres, ç’a été une erreur historique. Plus ils s’occupent d’administration, moins ils s’occupent d’artistique. Plus ils font des levées de fonds, moins ils ont le temps de lire des pièces. Cela est d’une niaiseuse évidence.

Or l’administration ne fait pas que nous enlever du temps de création. Elle nous empêche de penser comme des artistes.

Je me souviendrai toujours de cette phrase dite par René-Richard Cyr, jadis directeur artistique d’un Théâtre d’Aujourd’hui: Nous n’avons pas les budgets à la hauteur de nos rêves.

Ben quoi, calisse? Nous aurons maintenant des rêves à la hauteur de nos budgets ?

Je ne peux pas rêver à une pièce si je me dis en même temps que ça va coûter trop cher. Tu me dis: Ton exemple est primaire. Je te dis: Tu as raison, mais ce n’est pas ce que je me dis. En fait je ne me dis rien. J’ai tellement bien intégré l’évidence que ça va coûter trop cher que le rêve d’une pièce qui pourrait peut-être coûter trop cher ne verra jamais le jour. Je ne veux pas dire qu’une pièce de rêve serait une pièce coûteuse. L’argent n’est qu’un exemple parmi tant d’autres de l’administration. Je dis que nous rêvons à ce qui est réel, nous rêvons à ce qui est possible, ce qui est absolument effrayant à dire.

Le docteur l’a dit, nous souffrons d’une atrophie de l’imaginaire. On dit même: déficit de l’imaginaire, ce qui me semble encore plus monstrueux à dire, non seulement parce que pour designer ce mal, on emploie un vocabulaire économique, mais parce que nous sommes maintenant en mesure de quantifier l’imaginaire. Ce qu’on considérait être sans limite est désormais une matière épuisable, non-renouvelable et coûteuse.

Chaque année, Aux Écuries reçoit autour de 75 projets. 75 projets déposés par 75 gangs pour la plupart constituées en compagnies avec des c.a., des lettres patentes et des logos designés. Je dirai simplement ceci : le mandat d’une compagnie n’est pas qu’une case à remplir dans un formulaire. Il s’agit d’un rêve, d’un désir, d’une envie, de tout, sauf d’une formalité administrative. Tu me dis: Ah les jeunes ne veulent plus changer le monde, ils recrachent le discours d’entreprise sans s’en rendre compte. Je te dis: Quand je suis sorti de l’École, il y avait encore des artistes qui défendaient leur art. La relève d’aujourd’hui n’a personne, sinon que l’exemple d’un milieu remplis de gens, affairés, entreprenants, hyperbookés et efficaces qui se retrouvent à la tête d’institutions comme s’il s’agissait d’une gig parmi tant d’autre en attendant d’aller faire leur million au Cirque, mais d’ici là nous irons lancer nos saisons et remplir nos demandes de subventions en invoquant « la liberté », en défendant « la prise de parole », en appelant le peuple aux barricades comme si le théâtre constituait le dernier rempart contre la maudite machine qui nous avale, alors qu’elle nous a mangé, digéré et chié depuis longtemps.

Aujourd’hui, on parle des « vraies affaires ». Ce qui veut dire qu’on parle des affaires tout court. Quand les artistes descendent dans la rue, c’est pour réclamer plus d’argent. Ils le font d’ailleurs très bien, ayant parfaitement intégré la langue de l’administrateur, du gestionnaire et du banquier. Ils font la preuve que l’État peut leur donner plus d’argent sans craindre qu’il sera dépensé n’importe comment puisqu’ils sont aussi administrateurs. Ils font également la preuve que l’art, que le discours artistique n’a plus de valeur, plus de poids sur la place publique. Quand les artistes descendent dans la rue, c’est pour réclamer plus d’administration. C’est pour chanter à la gloire de la comptabilité.

Quand on parle de risques artistiques, c’est dans des tables rondes animées par Michel Vaïs pour la revue JEU. Sinon, nos risques sont financiers.

Voici d’ailleurs des chiffres.

99% des pièces que je vois sont de bons produits professionnels qui ne mettent pas en scène des textes, mais des demandes de subvention. Qu’est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que 99% des pièces que je vois sont une explication d’une intention et donc la mise à mort de la surprise, de l’étonnement et de la vie.

99% des pièces que je vois ne sont que leurs affiches, ne sont que leur mot dans le programme, ne sont que leur pré-papier, ne sont que leur demande de subvention selon les lignes directrices, c’est-à-dire que les pièces ne sont et ne sont seulement que ce qu’on avait dit qu’elles seraient un jour. Tu me dis: Arrête de chialer. Nous avons la chance de vivre dans un pays dont l’état finance les arts. Je dis: Nous avons le malheur d’être devenus des professionnels qui font des produits qui correspondent en tout point à la publicité.

Si l’art a quelque chose à avoir avec la révolte, nous vivons dans un pays où on demande la permission de se révolter et ce, deux ou trois fois par année. Il reste une mise en scène à faire des Belles-sœurs, où ce ne serait plus des ménagères qui colleraient des timbres, mais des artistes en attente de réponses de subventions, jalousant celui qui a obtenu sa bourse (au montant d’ailleurs dérisoire).

Olivier Kemeid disait aux Seconds États généraux du théâtre: « Nous avons fait tout avec rien. Nous faisons beaucoup avec peu », mais que faisons-nous au juste? De quelle manière nos structures de financement, si pauvres soient-elles, conditionnent notre manière de penser? Que ferions-nous avec plus? Améliorer nos condition de création ? Faire de meilleurs shows ? Que veut dire « meilleur » ?

De quoi parlons-nous ? Qu’avons-nous à dire ?

99% des pièces que je vois me parlent d’administration, c’est-à-dire qu’elles me parlent de l’économie d’un milieu, de positionnements stratégiques, de direction des théâtres, de volonté d’avoir l’air professionnel, elles me parlent budget via la grosseur du décor et la cherté des costumes qui font la preuve que l’art, oui oui, ça a de la valeur.

99% des pièces que je vois me parlent de politique de diffusion et de public visé, qui n’est jamais celui qui se trouve dans la salle. Le public ne peut pas se réduire à un public visé, surtout pas celui que le milieu du théâtre s’imagine, c’est-à-dire un public qui a l’âge mental d’un enfant de cinq ans portant un casque en tout temps avec une veste fluo pour pas qu’il se perde dans le noir. Et encore : je suis méchant avec les enfants de cinq ans en les associant au public que nous nous imaginons: ce fameux spectateur moyen dont nous parlons entre nous d’un air professionnel et entendu et qui est, rappelons-le, une invention de marketing des années 80. Trente ans plus tard, le théâtre fait face à une multitude qui est tout, sauf une moyenne.

Qu’advient-il du 1% des spectacles qui échappe à l’administration ? Il s’agit soit de la miraculeuse exception, soit du spectacle totalement imparfait, bancal, qui a complètement échappé à ceux qui l’ont fait et qui par le fait même a échappé à la conscience de l’administration, spectacle qui dit entièrement autre chose que ce qu’il était supposé dire mais qui au moins a le mérite de dire quelque chose.

Tu me dis: Si ça va si mal, comment se fait-il que les salles soient pleines ? Je te dis: C’est bien la preuve que les gens ont besoin de théâtre, même pauvre, même tiède, même vide.

L’administration nous ronge, la fonctionnalité, l’efficacité nous dévore

L’auteur dramatique, n’est-ce pas, serait cette personne possédée par le génie de la langue et qui dans une sorte de transe coïtale appelée inspiration, écrit des mots. Il se réveille, la pièce est née. Alors qu’écrire, c’est long. Écrire, ça prend du temps. Écrire, c’est précisément se battre contre notre propre désir de répondre à notre administration interne qui nous somme d’être efficaces, rentables et productifs. Écrire, c’est réécrire jusqu’à faire dire aux mots ce que tu veux leur faire dire, parce que la langue, tiens donc, dépasse souvent notre pensée et nous emporte parfois loin d’elle.

Et puis l’administration me fait vomir quand je demande 5000$ au Conseil des arts de Montréal et que j’ai l’impression que je ne serai pas jugé sur la qualité artistique du projet, mais sur ma compréhension du logiciel Excel. L’administration me tue quand elle détermine mon « processus créatif » et que je m’aperçois que j’ai abandonné tout un pan de ma « démarche artistique » parce qu’elle était trop multidisciplinaire pour le théâtre, trop théâtral pour le multidisciplinaire. Ce n’est pas au Conseil des arts ni au jury de pairs de décider si ce que je fais est du théâtre ou non, tabarnac.

L’administration nous rend absolument cons quand on se retrouve en réunion et qu’on la passe à gérer Skype, Ical et Doodle. L’administration nous fait faire des burn outs à même pas 30 ans quand on fait de tout en création, sauf de la création. L’administration nous troue le coeur et ce week-end nous irons au chalet gérer nos émotions et travailler notre couple.

Si seulement l’administration pouvait nous ronger comme la rouille ronge le métal, de l’extérieur, en surface, en nous laissant des taches rouges et rugueuses, palpables et bien visibles. Les malades seraient immédiatement reconnus. On pourrait les mettre en quarantaine et les soigner. Mais l’administration nous ronge comme les termites rongent l’arbre, en le traversant de part en part, en le vidant de toute substance, de toute consistance, de toute vie, en le laissant debout, mais mort.

OC

Souvenir de Déluge et Faire l’amour à Grégoire…

Lundi 2 mai 2011

Voici la merveilleuse soirée d’hier en photos…

Ce soir programme double!

Dimanche 1 mai 2011

En d’autres mots un peu plus marketing: c’est un 2 pour 1!

Dans un premier temps on entendra les mots d’Anne-Marie White  qui seront suivis de ceux de Julie-Anne Ranger-Beauregard.

Tentant non?!

C’est un dimanche soir tout féminin, tout en dentelles et sensualité qui vous attend… Avouez que cette formule est encore plus marketing que la première! ;-)

Allez à ce soir!

Province de Mathieu Gosselin: Je me souviens!

Dimanche 1 mai 2011

Hier soir Mathieu Gosselin et le théâtre de la Banquette Arrière présentaient Province dans une salle pas mal bondée. Vous n’y étiez pas? Eh bien malheureusement pour une fois l’expression « une image vaut mille mots » ne fonctionne pas! Même si on vous met les photos vous n’entendrez pas les mots magnifiques et rugueux de Mathieu…

Photos: Thomas Bilodeau-Blain