Archive ‘Bulletin’

Le coin des professionnels

Mardi 30 avril 2013
La vie va vite pour tout le monde et rares sont les moment où l’on prend le temps de se parler, de s’inspirer, de s’alimenter les uns les autres, simplement. Le Jamais Lu cette année, vous offre quatre de ces occasions précieuses qui permettent de réfléchir, communément, sur les aspirations artistiques qui nous guident. Quatre beaux moments, qui ont du sens dans le partage de la discussion et la confiance de l’intimité.
Rencontre avec le Pôle auteurs du Centre national du Théâtre à Paris (CnT)
Lundi 6 mai – 17 h
Les auteurs professionnels sont invités à venir rencontrer Laurent Lalanne, responsable du Pôle Auteurs du CnT. Autour d’une bière, il présentera les activités menées par l’organisme et les possibilités qu’il peut offrir aux auteurs d’ici. Créé en 2007, le Pôle Auteurs du Centre national du Théâtre gère l’Aide à la création et le Grand Prix de litérature dramatique qui récompense chaque année un texte francophone publié l’année précédente. Il conduit des actions (lectures, rencontres, résidences) pour valoriser et faire découvrir les textes lauréats au niveau national comme international. Par ailleurs, il a pour mission d’orienter les auteurs dans leurs démarches de création et de diffusion.
Table ronde du Centre des Auteurs Dramatiques (CEAD) – Les livres en pièces
Mardi 7 mai – 17 h
Que lisent nos auteurs? Lisent-ils du théâtre? À mi-chemin entre le milieu théâtral et la famille littéraire, où résident-ils? Qu’est-ce que le livre signifie pour un auteur dramatique? Trois auteurs viennent nous raconter leur rapport aux livres, aux mots qui les ont marqués et aux textes qui les inspirent.

Animation : Paul Lefebvre
Invités : Simon Boulerice, Emma Haché et Larry Tremblay

Rencontre Texte, toast et croissants
Mercredi 8 mai – 10 h
Oh, vous, professionnels du théâtre québécois! Vous qui aimez les auteurs français en meilleur santé que Molière, Labiche ou Guitry? Soyez les bienvenus à cette rencontrent où six auteurs français bien vivants! – Marion Aubert, Rémi De Vos, Lucie Depauw, Jocelyn Lagarrigue, Christelle Lépine et Pauline Sales – vous y attendent croissant à la main, à un échange tout aussi ludique que professionnel. Le but de la rencontre : faire découvrir leurs univers théâtraux, susciter l’envie de les connaître davantage, ouvrir des portes, tendre des mains, lancer des ponts… et peut-être rêver d’éventuelles idylles artistiques… Alors, vous venez petit-déjeuner avec nous?

Fenêtre ouverte sur la classe de maître avec Pauline Sales
Mercredi 8 mai – 10 h
Vous êtes invités à assister à la présentation de ce que les auteurs ont mijoté pendant la classe de maître. Douze jeunes auteurs, sous l’égide de la dramaturge française chevronnée
Pauline Sales, se sont interrogés sur ce que peut être une dramaturgie du lien. Comment l’écriture peut-elle être le reflet de nos ancrages sociaux, comment peut-elle traduire ce qui nous permet de vivre ensemble, ce qui nous attache à l’existence et à ses mystères? En toute simplicité, une fenêtre vous est grande ouverte afin de partager les fruits de ce laboratoire de création.

Ces événements sont organisés en collaboration avec le Consulat Général de France à Québec, le Centre des Auteurs Dramatiques (CEAD) et le Centre national du Théâtre (CnT)

Toutes les rencontres ont lieu au Théâtre Aux Écuries (7285, rue Chabot / Métro Fabre) 
RSVP : info@jamaislu.com

Coup d’envoi du 12e Jamais Lu

Mardi 30 avril 2013

Dès vendredi, ne succombez pas à la fièvre du Hockey, mais bien à celle du Jamais Lu!!! Eh oui, le grand cabaret théâtro-littéraire du Jamais Lu ouvre ses portes Aux Écuries du 3 au 10 mai! Nous vous attendons pour une plongée radicale dans l’imaginaire débridé de 44 auteurs.Pour ouvrir les festivités deux soirées qui donnent le ton :

Vendredi 3 mai à 20h  vivez le grand rassemblement littéraire que sera :
26 lettres : L’abécédaire des mots en perte de sens.

26 auteurs généreux, engagés, amoureux de notre langue française, rassemblés sous la gouverne d’Olivier Choinière : François Archambault, Sarah Berthiaume, Michel Marc Bouchard, Dany Boudreault, Dominique Champagne, Olivier Choinière, Guillaume Corbeil, Fanny Britt, Fabien Cloutier, Stéphane Crête, Jean-Marc Dalpé, Sébastien David, Rébecca Deraspe, Philippe Ducros, Carole Fréchette, Guillaume Girard, Christian Lapointe, Annick Lefebvre, Catherine Léger, Étienne Lepage, Jean-Frédéric Messier, Anne-Marie Olivier, David Paquet, Camille Roy, Larry Tremblay et Julie Vincent

Tous ces auteurs réunis sur une même scène, pour refonder le langage… vraiment ça ne se manque pas comme soirée! Serez-vous de ceux qui pourront dire «J’y étais»?

Puis, samedi 4 mai à 20h, pour notre première soirée de lectures théâtrales de textes inédits nous vous offrons un deux pour un poétique :

Rêvé pour l’hiver de la franco-ontarienne Lisa L’heureux. Elle nous fera vivre un voyage à travers le temps et l’espace inspiré de la fougue du jeune et fulgurant poète Arthur Rimbaud.
Ce texte sera suivi de celui d’Olivier Sylvestre. Il nous livre une histoire d’amour qui se désagrège en même temps que le monde. Les étoiles apparaissent est une œuvre faite de tendresse et d’apocalypse. Une belle soirée évocatrice nous attend au travers ces deux univers.

Ça y est, la table est mise pour passer un merveilleux printemps en compagnie de ces auteurs qui nous lient au monde par la force de leurs mots. Nous sommes fins prêts. Diablement excités! On vous attend, dès vendredi, pour commencer la fête!

Ah, oui, un conseil d’amis : ne tardez pas à réserver vos billets, les salles se remplissent vite!

 

Dévoilement de la programmation du 12e Jamais Lu

Jeudi 4 avril 2013

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Chers amoureux de langues bien pendues, dans un mois, le Festival du Jamais Lu remet le couvert pour une 12e édition!Du 3 au 10 mai 2013, on vous donne rendez-vous au théâtre Aux Écuries dans une ambiance de joyeux cabaret théâtral et littéraire pour voir et entendre la flamboyante relève artistique. L’occasion de faire un pas de côté, un verre à la main, pour cerner au moyen des mots et de la fiction les enjeux d’un monde qui va de plus en plus vite et dont les ramifications semblent parfois nous échapper.

Cette année les 44 auteurs réunis partent à la découverte de l’Autre, au fil des 11 événements programmés. Cette nouvelle édition mettra l’accent sur ce qui nous lie aux autres.

TOUT CE QUI NOUS LIE

La crise. S’il y a un mot qui a été vidé de son sens à force d’être trainé sur la place publique, c’est bien celui-là. Financière, étudiante, sociale, politique, culturelle, la crise s’est immiscée dans tant de domaines qu’on ne les dénombre plus. Elle semble être le symptôme de terribles catastrophes à venir, de la victoire du cynisme, de la perte de foi en des idées plus grandes que nous. Dans ce climat où le bien des individus paraît accessoire devant la nécessité de résorber la ou les crises, le Jamais Lu s’interroge sur ce qui nous attache les uns aux autres malgré les multiples endroits de séparation, sur ce qui nous pousse à nous lever tous les matins et à construire ensemble. Tout ce qui nous lie, toi, moi, nous et les autres.

UNE PROGRAMMATION QUI EXPLORE L’HUMAIN AVEC CURIOSITÉ, OPTIMISME ET FOLIE

Les textes inédits qui seront entendus au 12e Festival du Jamais Lu ont été sélectionnés pour la justesse et la pertinence avec lesquelles ils s’adressent à nous. Ils explorent l’individu dans sa quête sublime d’absolu, mais aussi dans la fragilité de sa condition. Entre optimisme et désir de grandeur, c’est autour de cette recherche que s’articule la programmation 2013.

 

Les auteurs programmés au 12e Jamais Lu :

 

  • Lisa L’Heureux, jeune auteure ontarienne, explore le lien entre les générations dans son texte Rêvé pour l’hiver. Un voyage poétique dans le temps et l’espace.

  • Olivier Sylvestre, avec les étoiles apparaissent, nous convie à une fable où la grande Histoire et la petite se donnent rendez-vous : si la chute environnementale de notre planète était liée à celle de nos amours?

  • Mathieu Handfield écrit Le voleur de membres, une fable absurde et hilarante qui interroge au travers de l’histoire d’un homme qui se fait dérober ses membres notre propension à l’apathie devant l’adversité.

  • La cantate intérieure de Sébastien Harrisson met en scène une mystérieuse rencontre entre une artiste d’art contemporain et un coursier UPS. À qui appartient l’histoire que raconte l’œuvre? Au spectateur? À l’artiste?

  • Cédryck Lessard est notre jeune recrue du concours l’Égrégore du Réseau intercollégial des activités socioculturelles du Québec (RIASQ). Jeu est une œuvre fougueuse qui embrasse une large quête identitaire propre aux jeunes adultes.

  • The Weight, de Benoît Drouin-Germain et Emmanuel Schwartz, est une odyssée improbable dans laquelle un couple mixte anglophone, francophone, vivant au Québec, tente d’échapper aux regards sociaux qui alimentent un perpétuel combat des langues, pour simplement être ensemble. Loin du discours politique, ce texte cherche à unir par la passion ce qui semble voué à être éloigné par l’Histoire.

  • Talia Hallmona s’allie à Pascal Brullemans pour créer une œuvre aussi pétillante que pertinente! Ils nous convient à une lecture-méchoui (eh oui, un agneau cuira toute la journée aux Écuries!), ayant pour titre moi et l’autre. La forme et le fond se joignent pour sonder ce que veulent dire les mots intégration, origine, abnégation de soi, identité.

Les projets spéciaux du 12e Jamais Lu

Soirée d’ouverture

26 lettres : l’abécédaire des mots en perte de sens ·Vendredi 3 mai, 20 h

La langue, les mots, leurs sens, ont le pouvoir de lier une communauté. Seulement, à force de passer de bouche en bouche, les mots s’usent. Certains ont même parfois la vie dure… On les récupère, les mate, les asservit au profit d’un inconsistant verbiage ambiant. C’est accompagné de vingt-six auteurs qu’Olivier Choinière a choisi de lutter contre cette perte de sens en montant sur scène pour lire publiquement des lettres destinées à réhabiliter les mots qu’ils ont choisi de sauver de leur triste dérive sémantique. En redonnant sens aux mots qui nous unissent, ces auteurs nous offrent, à nous spectateurs, le pouvoir de leur imaginaire, de leur force sociale, de leur impact émotif.

 

Carte blanche à Geoffrey Gaquère : Le dénominateur commun · Dimanche 5 mai, 20 h

Le Jamais Lu donne carte blanche au codirecteur artistique ce 12e Jamais Lu, Geoffrey Gaquère, afin qu’il puisse déployer pleinement sa vision de la dramaturgie contemporaine, telle qu’il la désire. Soucieux de comprendre la mécanique humaine, son projet Le dénominateur commun l’a amené à réunir trois auteurs – François Archambault, Emmanuelle Jimenez et Isabelle Leblanc qui rencontrent des spécialistes de la quête de sens : une théologienne, un astrophysicien, un psychologue et un généticien. À la suite de ces rencontres, les trois auteurs rendront compte de leur expérience en écrivant du théâtre, des poèmes, des essais, des verbatims, et tout ce que le choc des discussions aura suscité en eux. L’humble espoir qu’entretient Geoffrey avec ce projet : fouiller la part d’ombre et de lumière inhérente à notre passage sur terre.

 

Soirée de clôture

Le Bal littéraire · Vendredi 10 mai, 20 h

Pour sa soirée de clôture, le Jamais Lu propose une première en sol québécois : une représentation franco-québécoise d’une formule bien éprouvée en France : le Bal littéraire de la Coopérative d’écriture. Pour l’occasion, cinq auteurs – trois français : Marion Aubert, Rémi De Vos et Pauline Sales et deux québécois : Simon Boulerice et Evelyne de la Chenelière – se réunissent pendant quarante-huit heures afin de produire un texte autour de leur rencontre et de leurs chansons préférées. Le principe est simple, chaque texte se termine par les premières paroles d’une chanson qui, aussitôt prononcées, se mettent à jouer à tue-tête. Les spectateurs en piste sont invités à danser tout leur saoul. Une fois la toune terminée, on se rassoit, on écoute la suite de l’histoire… on redanse, on réécoute du théâtre, on redanse… ainsi de suite jusqu’à l’épuisement des corps et des mots. Une clôture de festival où la beauté de la rencontre dramaturgique n’aura d’égale que la frénésie des spectateurs!

Lectures jeune public

Le Jamais Lu présente également deux lectures théâtrales de textes jeune public. D’abord, il y aura Entre A et C il y a B de Marilyn Perrault.Une plongée dans un univers peuplé de dinosaures et de bigfoots où l’évasion imaginaire permet de mieux s’expliquer ces vies d’enfants écartelés entre la semaine à Québec avec maman et la semaine à Montréal avec papa. Puis, livrée par une équipe de comédiens professionnels, une œuvre collective, Les contes du Grégoire, écrite par les élèves de 6e année de l’école Saint-Grégoire-le-Grand, fruit de plusieurs mois d’atelier d’écriture sous la supervision de Pascal Brullemans. Une belle occasion de découvrir ce qui habite l’imagination de la prime jeunesse.

Bilan du 2e Jamais Lu – Édition Québec : de pertinence et d’éclat

Mercredi 5 décembre 2012

Fort et fier de trois jours de fêtes festivalières remplis de l’ardeur des artistes et d’un public au rendez-vous, le Jamais Lu est désormais bien implanté dans la Capitale. Entre de nouvelles créations qui donnent le pouls de leur époque, des réflexions à point nommé pour la suite du monde et des rencontres essentielles, le Festival a affirmé avec cette deuxième édition sa nécessité ainsi que son potentiel jubilatoire! Avec une moyenne de fréquentation de 80% aux soirées, le Jamais Lu a poursuivit sa lancée à Québec ville, porté par sa force rassembleuse et ses paroles percutantes.

Détonations de visions diversifiées

Amorcé par la table ronde Le politique et l’écriture, le Festival a suscité des prises de position réfléchies des plus intéressantes. La discussion menée par Marcelle Dubois regroupait les auteurs Annick Lefebvre, Édith Patenaude et Jean-Philippe Lehoux, ainsi que le cinéaste Samuel Matteau et le metteur en scène et directeur artistique Frédéric Dubois, pour confronter leurs démarches aux événements politiques et sociaux qui ont particulièrement animé le Québec cette année. Désabusement, détermination à s’adresser à son époque et son territoire, humilité, besoin d’écoute et impératif de multiplier les approches et les moyens de diffusion, responsabilité de l’artiste: sans être d’accord, les invités ont fait le point et ont dégagé des pistes vers la fameuse question éditoriale C’est quoi notre problème?

Électrochocs de créations

Avec ses quatre extraits de pièces en chantier, L’Accélérateur de particules fut une soirée des plus allumeuses et allumées. Tout d’abord enchantés par l’univers de Chaplin et moi qu’on oublie d’Hélène Robitaille et son charme suranné mais toujours criant, brillant, dense et désespéré,  Jusqu’à Troie, le cabaret tragique de Maxime Robin nous a touché avec l’angoisse d’une jeunesse qui a grandit avec le poids de fins du monde annoncées. Thomas Gionet a tourbillonné devant nous dans la tempête de son AMOURen devenir, et avec le comique Hors champs, Amélie Bergeron a présenté des personnages tristement de leur temps, malheureusement trop convaincants dans la vacuité de leur discours.

Quant à la soirée Les Intégrales, elle a montrée toute la puissance d’une charge dramaturgique. On ne sait trop si le titre Scalpés d’Anne-Marie Olivier fait référence à la crise d’Oka que la pièce évoque ou aux cœurs de ses protagonistes cherchant leur souffle entre douleur et survivance. L’Gros Show de Lucien Ratio de son côté dressait un portrait hyperréaliste de la radio populiste qui trône sur les ondes de Québec, écorchant les personnages à coup de désillusion et de vérités crues à travers un rire un peu méchant et très libérateur.

Les textes de la clôture nous ont entraînés dans les ramifications complexes des réponses possibles à C’est quoi notre problème?, frappant d’ingéniosité tout autant que de justesse, dans un spectacle à fort caractère littéraire. Difficile de résumer la richesse des propos de Véronique Côté, Marc Auger Gosselin, Annick Lefebvre, Patric’ Saucier, Jean-Michel Girouard, Fabien Cloutier, Catherine Dorion ou Jean-Philippe Lehoux (qui abordaient tour à tour la vacuité médiatique et le vocabulaire récupéré, les questions de souffle, d’existence, d’espoir, de disparition et de comparaison au Mordor, la condescendance et l’hypocrisie même à gauche, les révolutions à franchir, la nécessité d’écouter ce qui n’est pas beau, ce qui crie, la redécoration intérieure qui n’arrange rien ou encore le théâtre-bibelot d’une relève qui manque d’audace, la droite frustrée ou l’humilité nécessaire à toute solidarité). Nous vous invitons plutôt à lire quelques extraits mis en ligne sur notre blogue!

Rencontres expansives

Que ce soit dans la simple et chaleureuse proximité de L’AgitéE ou dans la débordante fête de clôture au rythme de DJ Millimétrik au Théâtre Périscope, dans la célébration du prix de Première Ovation (remis aux Écornifleuses pour Absence de guerre) ou dans le rapprochement Montréal-Québec qui s’effectue à travers le Jamais Lu, le Festival est un lieu unique de rayonnement de la parole des nouveaux auteurs. Ralliant le milieu théâtral par la curiosité, conviant le public à entendre la parole dramaturgique dans une rare immédiateté, permettant aux auteurs – bêtes solitaires par définition – d’échanger avec leurs pairs, le Jamais Lu se fait aussi espace de possibles vivifiants.

Comme mentionné au terme du cabaret de clôture par Frédéric Dubois, directeur artistique du Théâtre Périscope – partenaire avec Premier Acte du Jamais Lu – Édition Québec : «Le Jamais Lu Québec sera une tradition!» Antre d’affirmation de volontés diverses prêtes à forger maintenant et demain, c’est à coup de Bang! bien ciblés que le Jamais Lu s’est déployé. Et ce n’est encore qu’un début pour les aspirations brutes et audacieuses de la relève dramaturgique… À suivre, l’an prochain!

Le Jamais Lu vous revient au début 2013 pour vous offrir d’autres rendez-vous exaltants – dès l’hiver. À bientôt!

Photos Nicola-Frank Vachon, photographe officiel du 2e Jamais Lu - Édition Québec

Retour sur le jour 1 du 2e Jamais Lu – Édition Québec

Vendredi 23 novembre 2012

Cette deuxième édition du Jamais Lu à Québec s’est ouverte sous le signe de la pertinence et de la diversité. Le public était au rendez-vous (c’était plein à L’AgitéE pour L’Accélérateur de particules), mais le Jamais Lu – Édition Québec évolue aussi comme un point de ralliement de la communauté théâtrale, toutes générations confondues. Le Festival est un lieu de rencontres, de pensées, de paroles fortes, neuves, d’artistes de talent et du public qui peut les approcher dans une grande proximité dans une chaude soirée (dans le sens de chaleureuse bien sûr, voyons).

Pour attaquer sa deuxième année dans la Capitale, le Festival a commencé par servir un contenu réflexif, pour scruter les liens entre l’écriture et le politique dans une table ronde animée par Marcelle Dubois. La rencontre réunissait les auteurs de théâtre  Annick Lefebvre, Jean-Philippe Lehoux et Édith Patenaude, ainsi que Fréderic Dubois, metteur en scène et directeur artistique du Théâtre Périscope, et Samuel Matteau, cinéaste particulièrement préoccupé par les mouvances sociales de l’année et heureux de pouvoir échanger sur le sujet avec d’autres artistes.

Marcelle Dubois a ouvert la table ronde en revenant sur la question éditoriale du 2e JLQc C’est quoi notre problème?:   »La question éditoriale est volontairement floue. Quel est ce notre et le nous qu’il évoque? Et par problème, qu’est-ce qu’on veut dire au juste? » Une question pleine de questions finalement.

Et la co-directrice artistique du 2e JLQC en avait trois à poser à ses invités pour alimenter la discussion:

- Est-ce que l’écriture (au sens large pour notre scénariste et notre metteur en scène) est culturelle? Est-ce qu’elle est forcément enracinée dans la terre sur laquelle reposent les pieds de l’auteur?

- Qu’est-ce que veut dire les mots engagement, politique et appartenance en 2012 à Québec sur la Dorchester devant un public de convertis? Et si on regarde plus loin, à l’ère des frontières qui s’amenuisent, qu’est-ce que ces mots veulent dire dans votre pratique?

- Divorce ou passion entre esthétisme et politique?

Voici les réponses, ou plutôt idées émises par les invités, pêle-mêle:

Edith Patenaude: « Notre époque appelle à la conscience citoyenne, l’écriture participe à cette réappropriation du politique, de notre rôle citoyen. (…) Il faut être à l’écoute, de ce qui anime et trouble les gens autour de nous, faire preuve de sincérité, parler avec eux des sujets brûlants et vivants, et que le théâtre devienne ce lieu vivant qui les interpelle, fondamentalement. C’est aussi ça notre responsabilité d’artiste. Avoir beaucoup d’écoute. »

Annick Lefbvre: « J’exige que mon écriture soit archi référencée Québec 2012. Qu’elle ne soit pas exportable à tout prix. Je ne veux pas nécessairement être montée en France ou en Allemagne dans 5 ans. Je ne veux vraiment pas qu’on puisse reprendre mes textes au TNM dans 25 ans. Je veux que mon écriture soit spécifique à ici maintenant. Parce qu’on s’en câlisse de l’universalité pis de la longévité de l’œuvre. L’écriture c’est notre ADN culturelle. Faut arrêter d’avoir peur d’être des auteurs locaux, l’assumer pis être fiers d’en être. (…) J’essaie de comprendre ceux qui font des choix avec lesquels je ne suis pas d’accord, je me confronte, c’est ma manière d’être à l’écoute, et de dialoguer. »

Fréderic Dubois: « Oui on s’inscrit dans la société, on parle de nous, de nos enjeux, mais à qui on parle? Qui écoute? Le Printemps érable, était-ce seulement du tapage? Les artistes s’engagent mais à quoi bon? (…) Je ne fais pas de la politique, suis-je moins engagé? J’essaie de faire circuler les énergies, celles des gens autour, de notre société, notre culture, j’essaie de trouver du vrai par la création théâtrale. »

Samuel Matteau: « Il faut user des moyens alternatifs pour rejoindre le public, hors des grands médias, des systèmes de diffusion traditionnelle. Initier les gens à l’art, quitte à aller dans la rue pour établir un premier contact, leur montrer que c’est aussi pour eux, à eux. (…) À un moment il était plus important de sortir dans la rue que d’écrire que je sortais dans la rue. Ensuite, je transmets des impressions, et par mes émotions et ma vision, rejoindre le collectif. Quand on esthétise, c’est qu’on a compris un mouvement, et l’esthétisme est peut-être une porte d’entrée pour un plus grand nombre. »

Jean-Philippe Lehoux: « il faut se questionner aussi sur ce qu’on est comme artiste. Il y a une certaine prétention. Moi je me trouve un peu bête, je ne suis pas érudit, ni un spécialiste de politique ou société. Je peux inventer, je peux aller dans la beauté, dans la création. On n’est pas des philosophes, mais des créateurs de l’émotion. Et ce n’est pas sans responsabilité citoyenne. (…) le théâtre est lent, cette année je ne pouvais plus écrire, j’avais besoin d’aller dans la rue. Je me suis mis à bloguer, à participer à des prises de parole, que de faire du théâtre, d’agir. Il était là mon engagement. »

Pour suivre cette discussion qui demandait en soi un investissement de la part des invités, on passait à la création pour célébrer la première soirée à L’AgitéE!! Quatre extraits d’oeuvres en chantier venaient se dévoiler dans des mises en lecture, souvent trop courtes, comme un coït interrompu.

Hélène Robitaille ouvrait la soirée avec un univers dense et déjà achevé avec Chaplin et moi qu’on oublie et son prêtre à la fois en perte de compassion et pourtant tout à fait attendri devant la candeur de Chaplin, apparu momentanément sur scène.
Maxime Robin nous a fait entendre une voix jeune, de la nouvelle génération qui, à travers sa légèreté, n’échappe pas du tout au sens de la tragédie, comme toujours annoncée pour cette génération.
 Thomas Gionet nous plutôt fait une performance qu’une mise en lecture, alors que la démarche l’emportait encore sur le texte ou son interprétation. Un moment brouillon, brut, à vif, voire à frette.
Finalement, Amélie Bergeron nous présentait ses personnages, bien de leur temps et de leur manque de langage dans une mise en lecture qui avait du « fucking esti » de mordant, pour la paraphraser.

Les photos sont de Nicola Vachon, photographe officiel du 2e Jamais Lu – Édition Québec.

Le 11e Jamais Lu : une brillante manifestation théâtrale et littéraire pour le rayonnement de la relève dramaturgique

Dimanche 20 mai 2012

« Chaque jour, chaque soir, dans l’œil des artistes comme dans le cœur du public,
On a
été témoin de rêves en belle sueur
Et de r
éel vulnérable
De wow
à qu’est-cé ça en passant par pourquoi et bof sans oublier malade
La parole critique de la parole
épidermique a formé une dynamique folle
Un onze ans si bien sonn
é »

« Cest à Marcelle Dubois quon doit un si beau festival depuis 11 ans. »

« Cette soirée est officiellement présentée par le Jamais Bu.
Ok, le nom, -Jamais Bu-, mais y avez-vous go
ûté?
 »

Jean-François Nadeau, codirecteur artistique du 11e Jamais Lu

L’événement-phare de la relève dramaturgique a brillé de tous ses feux pour sa 11e édition et se conclut par un succès incandescent! Si la question éditoriale «Où est-ce quon est?» impliquait de prendre position, de prendre sa place ou de la chercher, le Festival a réellement trouvé la sienne dans sa maison mère au théâtre Aux Écuries, ainsi que dans le cœur d’un public grandissant, de tous âges et de tous milieux.  En raison du congé de maternité de Marcelle Dubois, directrice générale et artistique, c’est Jean-François Nadeau, comédien, auteur et poète, qui a noblement tenu la barre du Festival, de sa doucereuse insolence.

Le Jamais Lu 2012 fut tendre et intense, cru, touchant, en plein face-à -face avec le réel dans tout ce qu’il a d’imaginaire. Avec sept soirs complets (sur quinze événements au total) et une assistance record, le 11e Jamais Lu a célébré la parole théâtrale sous le signe d’une envergure nouvelle et réjouissante! Ce formidable déploiement s’est fait grâce à l’installation de l’événement dans son nouveau lieu avec ses divers espaces où le public comme les auteurs ont pu trouver une place chaleureuse. Dans les gradins de la Grande Salle, dans le Studio aménagé en cabaret, ou dans le Bar-café renommé Chez Antoine pour l’occasion, la quête de sens a fait son chemin, dans la fête comme dans la réflexion.

Les lectures théâtrales ont fait entendre des voix nouvelles abrasives, décapantes, mais aussi complices. Des propos et des intentions à attraper parfois comme des murmures, s’élevant chez d’autres en incantations magiques, ou encore jaillissant dans un grand cri : les lectures ont fait transparaître la nécessité et la pertinence du renouvellement dramaturgique, particulièrement dans l’engagement des auteurs face à leur monde et leur démarche d’écriture.

Où est-ce quon était, donc?

  • Parmi les Lettres ouvertes/poings fermés  de dramaturges à découvrir ou redécouvrir dans une grande soirée d’ouverture signée Louis Champagne. Coup d’envoi marquant dans la Grande Salle pleine à craquer des Écuries, mise en scène ludique pour festival plus habitué à de simples mises en lecture, la parole fut affirmée, posée et déposée. Peut-être moins politique qu’escomptée, la soirée a surtout été marquée de prises de positions aussi vives qu’étoffées, et surtout très humaines. On se souvient des « Miron Miron » extatiques des trois filles pour la finale… Et après s’être régalés de mots, l’odeur de la cantine du Coin urbain nous attendait pour compléter ce festival-festin pour le corps et pour l’âme.
  • Dans l’éloquente lumière faite sur la place des auteurs dans la production de leur œuvre pendant la Table ronde du CEAD. Trois auteurs issus de pratiques et d’expériences différentes répondent aux questions perspicaces de Paul Lefebvre. Pour David Paquet et Sarah Berthiaume, la position de l’auteure est plus classique, en marge et en décalage de la production, tandis que Pascal Brullemans  écrit avec les comédiens, en pleine exploration.
  • Avec Emmanuelle Jimenez, dans Plaza ou le tragique et l’humour d’une superbe évolution de personnages égarés et d’ambiances « mystico-trash » uniques tendrement entremêlés. La première lecture théâtrale du Festival nous jette au point de rupture de la Plaza Côte-des-Neiges, où l’espoir s’effrite mais persiste au Dollorama, entre rêves et deuils. On ne le mentionne pas sur le coup, mais la comédienne Lénie Scoffié a une faiblesse respiratoire. Elle prend du mieux et attaque le spectacle et porte son rôle à merveille, mais la toux la reprend et doit quitter la scène. Emmanuelle Jimenez poursuit la lecture – un médecin était dans la salle pour parer à l’éventualité. La lecture se termine dans l’émotion, et dans le rétablissement de Madame Scoffié.
  •  Dans La messe en 3D d’Annick Lefebvre, enfant sauvage du Jamais Lu (puisque c’est par le Festival qu’elle s’est mise à écrire – et avec quelle Passion – il y a quelques années), auteur d’un rituel incisif qui n’a épargné personne dans un splendide travail de chœur. C’est tout le milieu théâtral qui fait son chemin de croix, la cérémonie artistique engage le public, on a droit à un évangile de Fabien Cloutier et les comédiens communient à coup de Tim Bits et de canettes de bières. On rit, on rage, on trouve son fil de foi.
  •  Dans mauvais goût, la pièce de Stéphane Crête, en plein centre du trou noir de mensonges qui bordent banalités et perversions, où les masques tombent et révèlent la vacuité. Au grand soulagement de la distribution, le public rit, ce qui n’était pas gagné d’avance. Blagues, situations, effets, tous de mauvais goût, l’ensemble est frontal, les comédiens assument et livrent avec naturel leurs personnages passablement pathétiques, et cruellement réalistes somme toute.
  • Marqués par les petites et grandes vérités des élèves de 6e année de la classe de Germain Landry à l’école Saint-Grégoire-le-Grand, auteurs du texte Les couleurs dAmy, au propos loin d’être édulcoré. On entend le nouveau Montréal. Accompagnés en atelier par le dramaturge Pascal Brullemans, les enfants réfléchissent à la quête du bonheur et aux rapports de forces entre eux, à l’amitié, la jalousie, la manipulation. Écrit par et pour eux, les réactions des enfants sont fortes dans la salle : « T’es tellement plate que même les chiens ne te regardent pas » est suivi d’un grand « ouuuuuuuh ».
  • Avec des ados de l’Ouest canadien, qui choisissent la création pour survivre au vide quotidien d’un petit village dans Statu Quo de Gilles Poulin-Denis. Alors que la veille on s’était plongé dans les mots des enfants, on peut nettement appprécier le travail d’écriture d’un auteur qui reflète leur réalité mais qui tâche également de la dépasser et de l’ouvrir. On entend une langue franco-canadienne, truffée d’anglicisme, au cœur de sa réalité. Le texte lui-même ne transforme pas la réalité, ce sont les personnages qui le font et nous laissent sur l’espoir.
  • Dans une écoute des uns et des autres de haute qualité, et la recherche de liens, au salon littéraire participatif Carole et Lise reçoivent portant sur le thème des générations, avec bien sûr Carole Fréchette et Lise Vaillancourt, deux grandes dramaturges du Québec, avec leurs invités David Paquet et Martin Faucher, et Émile Proulx-Cloutier à l’ambiance générale. Le temps plus gris et froid a réduit quelque peu le nombre de convives, mais l’échange ne s’en est pas moins étiré, riche de réflexion construite. Chacun avait écrit bien plus que 50 mots, et touts furent accueillis avec intérêt. Ici, pas de conflits, que des propositions et de la recherche. Et vous, où étiez-vous, où vous situez-vous?
  • À suivre des fils de laine de folie intergénérationnelle dans la langue fauve et sans détour de la jeune Camille Roy, auteure de Qui file et étudiante en grève illimitée, un double statut que Camille a su faire cohabiter. Il faut dire que cette fière représentante de la relève n’a pas peur de se situer au coeur des tensions, de les relever, de les faire entendre même dans son écriture de courage. Ce jour-là, c’était la première de trois lectures théâtrales à guichet fermé.
  • Sous l’effet javelot d’Édith Patenaude et celui « slingshot » de Guillaume Corbeil, lors du programme double des textes authentiques et manipulateurs Le monde sera meilleur/Le mécanicien. La première décortique les mécanismes du théâtre, afin de toucher à sa sincérité, si elle peut être atteinte dans la représentation, tout en mettant en scène un fin du monde post-crash économique ainsi qu’une relecture d’Hamlet (le théâtre, lieu de tous les possibles, paraît-il). Le deuxième nous plongeait dans des fantasmes de tortures et de culpabilité malsaine d’un couple des plus ordinaires et tranquilles, dans un dialogue aiguisé, un jeu d’échec où chaque silence compte également pendant que la violence n’est jamais bien loin, « chéri ». D’ailleurs, Le mécanicien sera présenté au Théâtre d’aujourd’hui la saison prochaine, c’est dire comme c’est proche de nous!
  • Au point de rencontre du sordide et de l’irréel d’où jaillit une poésie sexuelle et triste, presque mystique dans Les Morb(y)des de Sébastien David. Un texte brûlant, certes, mais déculpé par la force d’interprétation des comédiens qu’on doit aussi attribuer au travail du metteur en lecture Gaétan Paré.  Le plaisir des lectures théâtrales, c’est qu’à partir de la force des mots, on invente soi-même la pièce. Et bien qu’on se doute que chacun imagine à sa manière, il est certains que Les Morb(y)des nous sont apparus ce soir là, de même qu’une nouvelle compagnie théâtrale, La Bataille.
  • Au cœur d’une nuit fictive, d’une Soirée crépusculaire, faite de Testaments, cartes de souhaits et mémos, entrelacés de musique et performances, le tout soufflé par Larissa Corriveau et ses complices Sébastien Boulanger-Gagnon, Danny Plourde, Catherine Léger, Benoit Mauffette, Eve Pressault, Jeremy Roy et Zeid Touati. Cette aventure hors des frontières habituelles du Jamais Lu a été marqué pour ce caractère exploratoire du jeu et de la poésie, de la musique, de ce tout qui scrutait l’ombre jusqu’au ténèbre pour ensuite laisser poindre la lumière. Et c’est presque ce qui est arrivée ensuite au Bar-café, alors que la fête s’est étirée longuement et en bonheur. Comme le disait Nadeau, l’avant-dernier soir, c’est toujours le meilleur (propos assumé par celui qui offrait le spectacle de clôture)!
  • À la Fenêtre ouverte sur la classe de maître de Daniel Danis, bien plus qu’un œil-de-bœuf sur le territoire concret et invisible de l’imaginaire. Ce qui est vécu, ou revécu par la pensée, la mémoire et les sens, ce qu’on nomme imaginaire, est insaisissable et pourtant posséder par chacun, il est chacun. Les quinze auteurs (incluant nos passionnantes délégations française et franco-canadienne) ont partagé leur réflexions et leurs créations issus de cet atelier intensif sur trois jours. Un terreau riche ensemansé aux Écuries, au temps du Jamais Lu!
  • Émus, rassemblés, enveloppés par Le grand ballet des détails qui tuent, mené par Jean-François Nadeau et Avec pas d’casque, et par leur poésie et leur sincérité désarmantes. Et on s’en souviendra longtemps. Le Studio était plein, mais on aurait voulu être encore plus tassés, pour que la proximité devienne inévitable, comme celle que nous vivions avec la beauté. Ce soir là, grand aboutissement du 11e Jamais Lu, la douceur a régné sur nous, et l’espoir, un peu lendemain veille il est vrai, s’est pointé le nez.
  • Dans l’irrésistible complicité des Levers de rideau qui tissent des liens inattendus et remplis de plaisir avec les gens d’affaires. Oui, cette rencontre est possible, entre le théâtre et le monde des affaires, et c’est carrément jouissif. Le talent de l’auteur a mis la table, l’accompagnement du metteur en lecture Geoffrey Gaquère a mené tout le monde à son meilleur, et les participants touchants. On en veut encore!
  • En pleine réception de paroles affirmées, sensibles et réfléchies, ou sur le fil de conversations allumées, éphémères ou pas… Puisque les textes avaient été choisi pour cette capacité à susciter la réflexion, puisque les auteurs ont généreusement exposé leur démarche, puisque l’espace était idéal et l’ambiance aussi irrésistible que Marcelle Dubois, et puisque surtout, vous étiez là, nombreux, très nombreux chaque soir à s’être laisser interpellé par les nouveaux auteurs de théâtre, à avoir pris le pouls de votre époque (et non pas le poulpe, malgré certains soirs des plus festifs)!
  • Au Bar-café Chez Antoine, auprès de l’accueillant et célibataire barman et disc-jockey attitré du Jamais Lu, Antoine Mongrain, aussi créateur des cocktails Jamais Bu. Antoine est un peu fatigué qu’on dise qu’il est célibataire, mais il le fait si bien, et étonnament (ou pas), ce fut une de nos déclarations les plus populaires sur les réseaux sociaux! Aussi disc-jockey et confident de service le temps de huit petits jours immenses, au Bar-café, on était bel et bien chez Antoine, et ça faisait toute la différence.
  • Parmi les comédiens (plus de 150) dévoués et renversants, porteurs des vifs mots des auteurs. Et si le Jamais Lu met l’accent sur ses auteurs, c’est pourtant eux, les comédiens, que le public voit et entend, aime ou aime haïr dépendemment du personnage, et c’est bel et bien au Jamais Lu qu’on peut constater la pluralité de talents du Québec et de la francophonie, une armée émouvante de chaires à paroles. Bravo à eux, et chapeau bas à tous!
  • Avec vous, amis, partisans, habitués, nouveaux, passeurs, Charles-toujours-présent, vous, toi, public enthousiaste et surtout joyeusement présent, en vrai ou sur les réseaux sociaux, heureux d’avoir sa place dans les salles complètes ou un peu fragile mais encore confiant dans les listes d’attente, public traîneur qui a aussi trouvé sa niche ou plutôt son nid, sa forteresse, au théâtre Aux Écuries. Vous nous manquez déjà, promis.

Voici donc pour notre bilan complet, étoffé, jubilatoire et non linéaire (c’est-à-dire qu’on a travaillé fort pour être « pas plate »). Suivez les liens pour vous balader un peu partout avec le Jamais Lu.

C’est le moment pour le Jamais Lu de dire merci à tous ses auteurs, artistes, bénévoles, partenaires, et nous avons une charrue de noms pour vous, en espérant n’avoir oublié personne car chacun d’entre-eux a compté, ainsi qu’à tous les festivaliers. Merci de nous avoir permis d’être ensemble, dans cette célébration commune et essentielle de la relève dramaturgique.

  • Prochains rendez-vous : du 21 au 24 novembre 2012 pour la 2e édition du Jamais Lu Québec, et du 3 au 10 mai 2013 pour un 12e Jamais Lu à Montréal!Et maintenant, où est-ce qu’on est?

Merci

Lundi 14 mai 2012

Pour cette édition intensément touffue et effervescente, tel que souhaité par la directrice générale et artistique Marcelle Dubois, pour l’implication et la générosité de tous puisque tous ont permis une envergure nouvelle à l’âme du Jamais Lu, nous vous disons MERCI MERCI MERCI (la répétition de noms est possible, selon l’implication):

Aux auteurs en lectures théâtrales, qui sont le coeur du festival: Emmanuelle Jimenez, Annick Lefebvre, Stéphane Crête, les élèves de 6e année de la classe de Germain Landry de l’école Saint-Grégoire-le-Grand, Steve Gagnon, Gilles Poulin-Denis, Camille Roy, Édith Patenaude, Guillaume Corbeil, Sébastien David.

Aux directeurs de soirées spéciales, rencontres et événements, propulseurs de la création et de la réflexion dans le festival:  Louis Champagne, Paul Lefebvre, Pascal Brullemans, Carole Fréchette, Lise Vaillancourt, Larissa Corriveau, Daniel Danis, Jean-François Nadeau.

Aux auteurs et artistes participants, généreux, passionnés et inspirants: Geoffrey Gaquère, Martin Héroux, Simon Boulerice, Normand Canac-Marquis, Justin Laramée, Jean-Philippe Lehoux, Anne-Marie Olivier, Madeleine Péloquin, Julie-Anne Ranger-Beauregard, Marcelle Dubois, Mathieu Marcil, Julie Vallée-Léger, Sarah Berthiaume, Pascal Brullemans, David Paquet, Gary Boudreault, Amélie Chérubin Soulières, Eveline Gélinas, Emmanuelle Jimenez, Pierre Limoges, Lénie Scoffié, Marie Bernier, Linda Bouchard, Talia Hallmona, Guillaume Regaudie, Jean-Carl Boucher, Isabelle Brouillette, Julianne Côté, Catherine Dajczman, Stéphane Dermers, Daniel Desputeau, Guillermina Kerwin, Didier Lucien, Francesca Barcenas, Sébastien David, Vincent Fafard, Anne-Marie Levasseur, Nini Bélanger, Annick Bergeron, Marie-Soleil Dion, Renaud Lacelle-Bourdon, Guillaume Perreault, Claudiane Ruelland, Craig Holzschuh, Mikhail Ahooja, Roxane Bourdages, Marie-Claire Marcotte, Gilles Poulin-Denis, Émile Proulx-Cloutier, Martin Faucher, David Paquet, Jean Gaudreau, Catherine Audet, Gary Boudreault, Benoît Drouin-Germain, Joëlle Paré-Beaulieu, David Simard, Marc Auger, Krystel Descary, Marie-Hélène Lalande, Joanie Lehoux, Jean-René Moisant, Édith Patenaude, Jocelyn Pelletier, Maxime Perron, Francis Richard,  Pierre-Luc Léveillé, Anne-Hélène Prévost, Francis Richard, Gaétan Paré,  Dany Boudreault, Julie de Lafrenière, Kathleen Fortin, Philippe Robert, Sébastien Boulanger-Gagnon, Larissa Corriveau, Marc-André Landry, Catherine Léger, Benoit Mauffette, Danny Plourde, Ève Pressault, Jérémi Roy, Zied Touati, Avec pas d’casque, Emma Haché, Caroline Sheehy, Sacha Dominique, Sabyna Pierre, Manuel Piolat Soleymat, Nasser Djemai, Anick Martel, Camille Loiselle-D’Aragon, Olivier Sylvestre, Marie-Hélène Larose-Turchon, Elisabeth Locas, Mélanie Desbiens, Marie-Christine Lê-Huu.

Aux étonnants et complices gens d’affaires des Levers de rideau: Martin Bergeron, Guy-François Lamy, Stella Leney, Céline Lacerte-Lamontagne, Lucette Lamy, Marie-Pier Veilleux, Eveline Boucarut

Aux bénévoles sensas, dévoués et indispensables: Maryline Beauchamps, Samar Besada, Aurélie Brochu Deschênes, Catherine Comeau, Marie-Pascale Côté, Nicolas Gendron, Marie Fannie Guay, Marie-Pier Nemey, Jean-Thomas Roy, Guillaume Thériault.

À l’équipe, qui a travaillé fort pour ce beau succès: Marcelle Dubois, Jean-François Nadeau, Stéphanie Leblanc, David Lavoie, Marie-Paule Grimaldi, Marie-Aube Saint-Amand-Duplessis,  Amélie-Claude Riopel, Julie Vallée-Léger, Mathieu Marcil, Valérie Grig, Julie Vigneault, Maude Blanchette-Lafrance, Ping Pong Ping (Catherine Lepage et Simon Rivest), Jeanne Bertoux, Sébastien Croteau, Thomas Blain, Renée Hudon, Antoine Mongrain, Sixtine Grimond, Bertille Simon, Line Leblanc.

Le conseil d’administration du Jamais Lu: Anne-Marie Olivier, Eveline Boucarut, Chloé Fleurant, Nadine El-Khatib.

Nos partenaires, nombreux, parmi lesquels la Caisse de la Culture, partenaire officiel.

Ainsi que des remerciements en extra pour tous les extras:

Toute la merveilleuse équipe des Écuries – et Isabelle, Mayi-Eder et Samuel en particulier – qui fait qu’on est tellement content d’être enfin à la maison;

Ginette Noiseux pour son implication passionnée lors de notre campagne de financement, mais aussi et surtout pour sa vision qui nous inspire;

Michel Leblanc, pour avoir cette année encore soutenu nos activités de financement;

Le Cirque du Soleil et Manon Larin-Picard, pour leur présence et les belles initiatives communes;

L’École nationale de théâtre du Canada, pour son apport renouvelé;

Véronique Julien du RIASQ, Alain Jean de l’ATFC, Marie-Claude Verdier, Paul Lefebvre et David Laferrière du CEAD, Anne-Lorraine Vigouroux du consulat général de France à Québec, Laurent Lalanne du Centre national du Théâtre à Paris… pour les partenariats qui enrichissent notre événement;

Le Coin urbain, pour leur délicieuse cantine!

Où est-ce qu’on est? Ensemble dans le rayonnement et le renouvellement de la dramaturgie!

Un message officiel et délirant du codirecteur artistique

Jeudi 10 mai 2012
(mot de Nadeau)
Les plafonniers du bar s’allument, les amis
ça sent le dernier service
Les regards séducteurs furtifs démisionnent ou assument
La belle fatigue des auteurs tapissent la grande pièce
Des Lettres ouvertes au Grand ballet, ce huit jours a fait son chemin
Avec tellement de panache et autant de nécessité
Pas qu’on en doutait
C’est juste que la vague nous a vraiment surpris et avaler de l’eau chaude salée par le nez…
Ça fait pleurer et rire en même temps…
Chaque jour, chaque soir, dans l’oeil des artistes comme dans le coeur du public,
On a été témoin de rêves en belle sueur
Et de réel vulnérable
De wow à qu’est-cé ça en passant par pourquoi et bof sans oublier malade
La parole critique de la parole épidermique a formé une dynamique folle
Un onze ans si bien sonné
Nous poussant vers un été prépubère magique et paniquant
Ce soir, Les Morb(y)des de Sébastien David affiche complet et promet tant
Même si la promesse n’est qu’un petit extra ici
La démarche et même la chute nous intéressant presque plus… S’cusez-nous!
Suit le crépuscule de la gang incroyable de Larissa Corriveau
Testaments, cartes de souhaits et mémos
Ça c’est le titre, je l’écris et je n’en reviens pas
De sa beauté, j’veux dire
La nuit sera totale ou ne sera pas
Villeray, tes chats auront le dos raide
Check toé!
Et demain, ben… On se donne la main et on saute du mieux qu’on peut dans le bain
En famille
Les Écuries vont déborder
On retransmettra le spectacle dans le hall, pour ceux et celles qui n’auront pas pu se mettre le nez*
Dans nos tutus noir de monde
Prêt à communier la taille relative des choses et un petit festival… immense.
Jean-François Nadeau

*Information non confirmée, mais on essaie très fort.

Retour sur La messe en 3D d’Annick Lefebvre, aka l’enfant sauvage du Jamais Lu

Lundi 7 mai 2012

Malgré sa vulgarité, La messe en 3D d’Annick Lefebvre fut profonde, pleine de sens, et oui, spirituelle (à sa manière). Bravo aux comédiens Marie Bernier, Linda Bouchard, Talia Hallmona et Guillaume Regaudie, simplement parfaits, et très habités de Passion (du théâtre)! Une cérémonie qui n’a épargnée personne, surtout pas le milieu du théâtre, encore moins l’auteur elle-même, en plus d’un évangéliste mystère… qui n’était nul autre que Fabien Cloutier. L’évangile selon Fabien, c’était tout une relecture de la vie de Jesus, croyez-nous! Mais en fait, vous, en quoi croyez-vous?

On suit le cérémonial, incluant la lecture des écritures par une personne du public, et la communion au Tim Bits et à la bière… Photos de Thomas Blain.

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Première lecture théâtrale au 11e Jamais Lu – Emmanuelle Jimenez avec Plaza

Dimanche 6 mai 2012

Emmanuelle Jimenez a prouvé une fois de plus qu’elle savait prendre de front les questions les plus dures en ouvrant tendrement les bras. Plaza est un texte drôle, touchant, perspicace… Une très belle première lecture théâtrale au 11e Jamais Lu. Ci-dessous, les photos de Thomas Blain.

Lisez le compte-rendu de Rachel Gamache sur Bang Bang.

Bravo à toute la distribution: Gary Boudreault, Amélie Chérubin-Soulières, Éveline Gélinas, Emmanuelle Jimenez, Pierre Limoges et Lénie Scoffié.
Mise en lecture d’Emmanuelle Jimenez

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Jour 2 – Déjà COMPLET pour quelques lectures…

Samedi 5 mai 2012

On annonce déjà complet pour Plaza d’Emmanuelle Jimenez, ainsi que pour la soirée de clôture du 11 mai, et seulement quelques billets de disponibles pour mauvais goût de Stéphane Crête dimanche… Réservez en vitesse vos billets pour les autres lectures, rencontres, spectacles!

Le 11e Jamais Lu débute dans la joyeuse indignation!

Jeudi 3 mai 2012

Bulletin festivalier 1/5

Le 11e Jamais Lu, ça commence vendredi! Cette grande fête aussi théâtrale que littéraire s’amorce avec des mots de résistance et de résilience dans la grande soirée Lettres ouvertes/poings fermés orchestrée par Louis Champagne.

Comme l’a dit Michel Bélair dans Le Devoir « amenez vos te(a)ntes », parce que nous on vous attend… Le Festival du Jamais Lu est un événement rassembleur d’une pluralité de langages et de visions. Vous y trouverez votre compte! Et si le Festival vous demande « Où est-ce qu’on est? », nous, on a un début de réponse : le Jamais Lu est dans son nouveau bastion, le théâtre Aux Écuries, où auront lieu tous les événements, huit jours durant!

Sur place vous attend Antoine Mongrain, barman et disc-jockey attitré, et créateur des fameux cocktails Jamais Bu décliné en trois couleurs jubilatoires (amer, acide et sucré), dans la suave ambiance de notre Bar-café, avant ou après les spectacles. Aussi sur place, nos amis du Coin Urbain auront des plats à petits prix à vous servir pour vous rassasier. À la soirée d’ouverture, le musicien Jez vous y bercera avec ses ondes vibrantes.  Au Jamais Lu, on veut que vous soyez bien, et même très bien!

Dès samedi 16h, nous vous invitons à la Table ronde du CEAD, animée par Paul Lefebvre, qui réfléchit avec ses invités à la place de l’auteur de théâtre dans la production de son œuvre. En soirée, nous retrouvons avec grande joie Emmanuelle Jimenez qui nous amène sur sa Plaza, dans laquelle Côte-des-Neiges témoigne de son point de rupture.

Le dimanche à 14 h, on vous invite à la messe! Oui, oui, mais pas n’importe laquelle, c’est la Messe en 3D d’Annick Lefebvre, enfant sauvage du Jamais Lu,  qui revisite de manière grinçante et athée le rituel et ses codes enfouis dans notre culture. En soirée, le nouveau texte de Stéphane Crête, mauvais goût (tout en minuscule), nous entraîne dans le vide de nos existences, la perversion, la vacuité, l’hypocrisie. Bref, une pièce qui porte magnifiquement bien son titre.

Suivez notre blogue, ici! Nous y tenons le journal de bord du 11e Jamais Lu, vous y trouverez les mots inspirés de notre codirecteur artistique, ainsi que des billets des auteurs du Festival, publié le jour de leur lecture, où ils expliquent, à leur manière, en quoi leur texte et leur démarche répondent au fameux et brûlant « Où est-ce qu’on est? »…

Pour prendre le pouls de votre époque, le 11e Jamais Lu, du 4 au 11 mai 2012.

Rassemblements « décloisonnants » au 11e Jamais Lu!

Jeudi 3 mai 2012

Le 11e Jamais Lu offre une programmation corrosive, multiple et surtout ouverte!  Le Festival brille cette année par sa volonté d’engager les auteurs à prendre parole sur la place publique. Les 4 soirées spéciales du 11e Jamais Lu,  animées d’une créativité artistique jubilatoire, décloisonnent les frontières de la littérature et du théâtre, des milieux, des genres, et rallient tout un chacun à des rendez-vous festifs et des moments de partage uniques, et très cool!

Enfin une pause dans cette éternelle et lassante guerre de clochers…

Soirée d’ouverture Lettres ouvertes/poings fermés 

Vendredi 4 mai, 20h
Le coup d’envoi du 11e Jamais Lu est mordant, assumé et engagé, le tout dans l’indignation joyeuse! La soirée Lettres ouvertes/poings fermés orchestrée par Louis Champagne fait écho à l’actualité effervescente du printemps à grands coups de lettres ouvertes réelles ou imaginées. Aux poubelles le cynisme : les six auteurs invités, Normand Canac-Marquis, Marcelle Dubois, Justin Laramée, Jean-Philippe Lehoux, Anne-Marie Olivier, Julie-Anne Ranger-Beauregard et la comédienne Madeleine Péloquin s’adressent à leur époque et mélangent leurs mots aux rires, aux larmes, au sang et à la garnotte. Accompagnés de musiciens, les auteurs montent eux-mêmes sur scène armés de leurs mots et de la sincérité de leurs écrits. Une soirée baveuse pleine de questions, de propositions et de fierté. Sommes-nous là? Debout? Sommes-nous des déserteurs? Une soirée du genre : «J’y étais moi».

Carole et Lise Reçoivent : salon littéraire participatif sur le thème des générations 
Mardi 8 mai, 18h

Pour une deuxième année, Carole Fréchette et Lise Vaillancourt ouvrent les portes de leur salon au public du Jamais Lu! À ce potluck de nourriture et d’idées, Carole et Lise vous suggèrent de réfléchir à la question éditoriale du festival sous l’angle de la cohabitation des générations. Quels sont les grands moments de l’Histoire qui ont marqué votre génération? Où étiez-vous quand ils se sont produits? Est-ce que l’avenir appartient toujours à la jeune génération? Faut-il déloger les générations précédentes pour trouver sa place? L’entrée est gratuite, il faut simplement apporter un plat à partager pour environ cinq personnes et un court texte de 50 mots sur le thème des générations. Pour vous mettre dans le bain, Carole et Lise ont préparé un document de réflexion qui nourrira votre préparation et votre écriture!

Soirée crépusculaire : Testaments, cartes de souhaits et mémos
Jeudi 10 mai, 22h

De nature aventurière, le festival cherche toujours à donner place à différentes formes de paroles et propose cette année un entrelacs de poètes, performeurs, dramaturges, comédiens et musiciens qui clameront des mots dans la pénombre pour faire jaillir la beauté. La poésie est partout et eux feront jaillir sa lumière.  Larissa Corriveau vous invite là où «il n’y a que nous, et ce qui, dans la parole, vit.»

Soirée de clôture Le grand ballet des détails qui tuent 
Vendredi 11 mai, 20h

Le 11e Jamais Lu se terminera avec éclat, via l’univers de son codirecteur artistique, J-F Nadeau, et son projet de spoken word avec le groupe Avec pas d’casques. De qui, du groupe ou de l’auteur, prédomine dans ce projet, on ne peut le dire, tant ceux-ci se fusionnent dans une rencontre naturelle tombée du ciel et une franche camaraderie, pour former au final une nouvelle entité. Et pour cette fête grandiose, J-F Nadeau convie les auteurs qui auront fait vibrer les huit jours du 11e Jamais Lu à se joindre à lui, le temps d’un court texte. Surprises et spontanéités, un feu de joie imprévisible.

Et encore plus!

Le 11e Jamais Lu vous convie aussi à la Table ronde du Centre des Auteurs Dramatiques, animée par Paul Lefebvre. On y posera la question « Où est l’auteur dans la production de son œuvre? » Venez entendre la discussion entre Sarah Berthiaume, Pascal Brullemans et David Paquet, qui témoigneront de leur expérience, s’interrogeant sur leur place d’auteur dans la fabrique du théâtre. Aussi, vous pourrez découvrir les fruits du travail et des réflexions issues de la Classe de maître de Daniel Danis, avec pour thème «L’auteur et son territoire», lors de la Fenêtre ouverte.

Deux activités gratuites pour réfléchir ensemble, en célébrant le croisement des expériences et des savoirs!

Au cœur du Festival: les lectures théâtrales

Lundi 30 avril 2012

Oui le 11e Jamais Lu prend de l’envergure, « s’exponentie « , explose même dans de nouvelles expériences théâtrales et littéraires dans l’enceinte de sa maison-mère, mais ne démord pas de sa raison d’être : présenter les textes inédits de nouveaux auteurs de théâtre.

Sur 75 projets reçus (si c’est pas de l’effervescence dramaturgique ça!), le Festival en a retenu 10 choisis pour leur singularité. Encore tout frais, même encore un peu fragiles, à peine nés, les textes entendus se permettent des libertés qui nous décoincent la réflexion et l’artistique.  Les comédiens sont aussi à l’honneur, à titre d’extraordinaires passeurs de ces mots à vif.

Avec autant d’intensité que de diversité dans sa programmation, le 11e Jamais Lu permet un accès émouvant et unique à l’écriture théâtrale. Et c’est aux Écuries qu’on vient prendre le pouls de son époque (compris)!

Où est-ce qu’on sera?

  • Sur la Plaza de Côte-des-Neiges, dans une fresque humaine multicolore avec des rêves, des immigrants, le feu du big bang, le Plan Nord et l’humour tendre d’Emmanuelle Jimenez.
  • Dans une église réinventée où nous est livrée une homélie on ne peut plus contemporaine et grinçante, pour fouiller les traces des fondements de notre culture avec La messe en 3D d’Annick Lefebvre.
  • En pleine désillusion et au cœur de l’ombre humaine, de l’hypocrisie, de la perversion et de la vacuité ambiante avec le mauvais goût grinçant et inclusif de Stéphane Crête.
  • Dans le nouveau Montréal avec Les couleurs d’Amy, un texte écrit pour et par les enfants, un projet de médiation culturelle avec les élèves de 6e année de l’école Saint-Grégoire-le-Grand, accompagnés par Pascal Brullemans.
  • En dessous de vos corps, je trouverai ce qui est immense et qui ne s’arrête pas, soit en pleine guerre de frères de sang avec une adaptation libre, débridée et très actuelle de Britannicus par Steve Gagnon.
  • À l’aube de l’émergence d’une pré-adolescente qui cherche sa place dans son village… plate, avec le texte Jeune public Statu Quo de la plume sensible et sans jugement de l’auteur franco-canadien Gilles Poulin-Denis.
  • Dans la vraie découverte de la relève et d’une langue poétique qui aborde la folie et la proximité de nos vies séparées avec Qui file de Camille Roy, lauréate de l’Égrégore, un concours du RIASQ.
  • Dans une étrange fascination pour les pulsions inassouvies comme pour la misère de l’ailleurs signée par une écriture aiguisée dans Le mécanicien de Guillaume Corbeil.
  • Quelque part entre le vrai et le faux qui façonnent la mécanique théâtrale et interrogent notre rapport aux conventions sociales avec le pamphlétaire et ô combien synchronique Le monde sera meilleur d’Édith Patenaude.
  • Dans une langue relevée et tranchante donnant voix à des corps perdus et autodestructeurs, en plein quartier d’Hochelaga et dans les strates d’un site de réseautage dans Les morb(y)des de Sébastien David.

Le 11e Jamais Lu vous fait entendre des textes qui nomment leur société par autant de points de vue et de langages possibles, tentant par leur démarche, de répondre à la brûlante question Où est-ce qu’on est?

Et vous, oû êtes-vous? Y serez-vous?

Le Jamais Lu lance sa campagne de financement avec son fameux tirage-bénéfice!

Jeudi 9 février 2012

Courrez la chance de vous envoler pour Paris… en soutenant la nouvelle dramaturgie!

L’objectif est de 15 000 $ et les billets sont en vente du 10 février au 5 avril 2012, avant 16 heures, puisque nous procéderons à ce moment même au tirage dans les bureaux des Écuries, où le Festival réside désormais.

À 10$ le billet, en plus du premier prix qui vous amène à Paris, vous pourriez gagner un laissez-passer du Festival TransAmériques 2012, un abonnement double aux concerts du printemps de l’Orchestre Métropolitain ou encore une paire de billet prestige pour le prochain spectacle du Cirque du Soleil, ainsi qu’une ribambelle d’autres prix des plus alléchants pour vous, oui, vous qui aimez tant le théâtre, la littérature, l’art et la culture. Acheter un billet du tirage-bénéfice du Jamais Lu, c’est une presque promesse de se gâter… et c’est surtout un moyen accessible de soutenir votre fidèle festival!

Saisissez votre chance : seulement 1800 billets en circulation!

Tous les détails sur notre site!

Bulletin du Jamais Lu – 4/4

Vendredi 13 mai 2011

10e FESTIVAL DU JAMAIS LU : UNE ÉDITION ANNIVERSAIRE QUI A REMPLI SES PROMESSES!

Le 10e Jamais Lu s’est terminé samedi soir sur une note festive et bon enfant avec le cabaret de clôture La langue dans le vinaigre. Notre bilan témoigne de l’attachement du public pour le Festival et de la pertinence de l’événement. En effet, vous avez été plus nombreux que jamais, les soirées spéciales, plus politiques et engagées que jamais, et les textes présentés, investis d’une réelle inspiration.

DES TEXTES, DES AUTEURS, DES SALLES PLEINES

Pour ses 10 ans, le Festival a connu une affluence record : des salles pleines à 73 % en moyenne, une augmentation de près de 10 % par rapport à l’an dernier.

Le public a découvert des textes inédits d’auteurs connus et moins connus des festivaliers. Ainsi, Fabien Cloutier, Navet Confit, Marc-Antoine Cyr, André Gélineau, Mathieu Gosselin, Marie-Eve Huot, Catherine Levasseur-Terrien, Francis Monty, Olivier Morin, Dominick Parenteau-Lebeuf, Julie-Anne Ranger-Beauregard, Guillaume Tremblay et Anne-Marie White ont pu mesurer l’effet de leurs mots sur leur auditoire.

UN ANNIVERSAIRE SUR FOND D’ÉLECTIONS
Les 10 ans du Jamais Lu se sont déroulés sur un fond de campagne électorale et d’élections. Ce contexte a teinté tout le festival qui posait cette année la question Jusqu’où te mènera ta langue? en guise de ligne éditoriale. Cette question a pris un tournant très politique et les auteurs n’ont pas hésité à se mouiller en parlant de leurs convictions, leur rôle et leur engagement au sein de la société québécoise.

UNE SOIRÉE D’OUVERTURE, COMME UN CRI DE RALLIEMENT

Orchestrée par Martin Faucher, la soirée d’ouverture donnait la réponse de 10 auteurs à la question éditoriale, mais on voulait surtout les voir pondre des textes dans la spontanéité et l’urgence de l’actualité. Le public venu en très grand nombre (certains se sont vu refuser l’entrée parce que c’était complet) s’est délecté des bijoux de textes lus par une équipe d’excellents comédiens. Cette soirée fut certainement une des plus riches provoquées par le Jamais Lu, et surtout une des plus percutantes à quelques jours d’un scrutin qui allait en surprendre plus d’un.

UN SALON THÉÂTRAL EN GUISE DE SOIRÉE ÉLECTORALE
Le soir fatidique du 2 mai, Carole Fréchette et Lise Vaillancourt ont reçu près de 40 personnes (autant des artistes que des gens du public) à la salle O Patro Výš et les ont conviés à partager nourriture, vin et idées sur les tabous sociaux. La soirée s’est terminée en regardant les résultats des élections qui alimentèrent, il va sans dire, les débats et discussions.

UN OPÉRA ROCK, COMME ANTIDOTE À LA GUEULE DE BOIS ÉLECTORALE

Le lendemain 3 mai, l’équipe de Clotaire Rapaille : l’opéra rock a su nous redonner le sourire au lendemain d’un dépouillement de scrutin déconcertant. Au-delà de la boutade derrière cet opéra rock, on a senti de la part des créateurs un véritable questionnement sur notre identité québécoise : une réflexion qui n’aurait su tomber plus à propos dans l’actualité. Nombreux sont ceux qui sont venus voir la genèse de ce projet qui, nous le prédisons, fera sûrement partie des spectacles à voir dans les prochains mois et pourquoi pas les prochaines années…

UNE LANGUE DANS LE VINAIGRE QUI RELANCE LES DÉBATS

Sous le signe de l’humour, Olivier Morin et Émilie Bibeau ont animé cette soirée qui rappelait les moments marquants du Festival. Elle a pris fin sur les mots de Marcelle Dubois, directrice générale et artistique, comblée par notre succès mais surtout atterrée que le débat sur le financement public de la culture, relancé jeudi dernier par Nathalie Elgrably-Lévy, chroniqueuse pour Le journal de Montréal, soit à nouveau à l’avant-plan en cette ère de gouvernement conservateur majoritaire où forcément la culture est menacée. Espérons que cette traversée du désert sera en fait le coup de fouet qui remettra l’engagement et le désir de se mobiliser socialement au goût du jour.

Le Festival tient à vous remercier d’être toujours présents pour cet événement. Nous venons de vivre un merveilleux 10eanniversaire, qui donne le goût de croire que les auteurs ont bel et bien leur place dans notre société, et qu’encore et encore il faut travailler à les mettre en lumière : ils ont tant à nous dire!

Nous sommes déjà pleins d’idées et d’envies pour notre 11eédition!

Sur ce, chers festivaliers, on vous encourage à poursuivre votre boulimie théâtrale en allant au FTA (www.fta.qc.ca) et du OFF.T.A (www.offta.com). Deux incontournables du printemps.

Et nous on se dit « à l’année prochaine! »

Bulletin 3/4

Jeudi 5 mai 2011

C’EST PAS FINI, MAIS ÇA ACHÈVE. IL FAUT EN PROFITER JUSQU’À LA DERNIÈRE GOUTTE!

Si vous n’avez pas encore eu l’occasion de venir faire votre tour au Jamais Lu, sortez votre agenda tout de suite! Un festival est si vite passé. C’est une édition exceptionnelle! Nous le disons chaque année, c’est vrai, mais cette fois, croyez-nous, c’est vraiment EXCEPTIONNEL!

La preuve : les salles sont plus pleines que jamais, les gens restent pour discuter, l’ambiance est à la fête et surtout les artistes sont particulièrement engagés dans leur projet et nous révèlent des textes forts.

Ce soir, pour nous séduire, il y a Dominick Parenteau-Lebeuf, avec sa Demoiselle en blanc, et le rappeur français Arm avec son concert…

Et ensuite, il ne reste plus que deux soirs.

VENDREDI 6 MAI

À 16 h : FENÊTRE OUVERTE SUR LES RENCONTRES D’AUTEURS DIRIGÉES PAR JEAN-MARC DALPÉ

Treize auteurs du Québec et du Canada francophone ont parlé, écrit, parlé, débattu, écrit encore, ri, lu et réécrit pendant tout le Festival, au cours de rencontres dirigées par l’auteur d’expérience Jean-Marc Dalpé. Et vendredi ils vous feront part, en toute simplicité, des fruits de ces rencontres. Ça vaut le détour; c’est toujours captivant d’entendre des auteurs réfléchir sur leur pratique.

À 20 h : BILLY DE FABIEN CLOUTIER

Fabien, on l’adore! C’est une langue qui râpe les oreilles… pour mieux nous faire entendre nos débilités humaines. On se rappelle encore son incroyable monologue Scotstown produit l’an dernier et qui a fait une tournée au Québec. Cette fois-ci, il nous arrive avec Billy, son premier texte à personnages. Sylvain Bélanger signe la mise en scène et Louise Bombardier, Catherine Larochelle et Sébastien Leblanc nous feront vivre toute la truculence de l’écriture de Fabien.

SAMEDI 7 MAI

À 16 h : PETIT BONHOMME EN PAPIER CARBONE DE FRANCIS MONTY

Francis, c’est la famille! Il était avec nous dès le premier Jamais Lu et nous a fait le plaisir de venir y frotter quelques fois sa langue pendant nos 10 ans de vie. Cette année, il nous présente son plus récent texte, Petit bonhomme en papier carbone. Plus qu’une lecture, c’est une performance qu’il nous livrera, proche du laboratoire de création. Il y fera côtoyer la dureté du langage avec la fragilité du papier grâce à la conception scénographique de Julie Vallée-Léger. Un amalgame de mots et de sensations pour les 12 ans et plus.

À 20 hLA LANGUE DANS LE VINAIGRE!
SOIRÉE DE CLÔTURE ANIMÉE PAR ÉMILIE BIBEAU ET OLIVIER MORIN
Avec : Jean-Phillipe Baril-Guérard, Sarah Berthiaume, Simon Boulerice, Guillaume Corbeil, Marcelle Dubois, Julie Gagné, Jacques Laroche, David Leblanc, Annick Lefebvre, Pierre Lefebvre, Pierre Limoges, Frédéric Paquet, Mathieu Quesnel, Sébastien Rajotte, Julie-Anne Ranger-Beauregard, Olivier Sylvestre, et Catherine Vidal
DJ de la soirée : Ines Talbi

Toute bonne chose a une fin… y compris le 10e anniversaire du Festival du Jamais Lu. Entre un vox pop qui pose la question Confieriez-vous votre comptabilité à un mime? de Frédéric Paquet (le hit de la 5e édition), la confession intime d’Annick Lefebvre, le Que sont-ils devenus de Sébastien Rajotte, la présence rassurante pour l’avenir, de deux finissants en écriture à l’École nationale de théâtre, la revanche des anciens lauréats de l’Égrégore, un numéro engagé des artisans de la revue Liberté et un numéro des acteurs chouchous du Jamais Lu, le ton sera à la célébration… et à la dérision! Parce que, quand même, il ne faut pas vieillir trop sérieusement.

Le tout animé par nos incroyables cowboys Olivier Morin et Émilie Bibeau, qui nous pousseront de belles ballades westerns! La délicieuse Ines Talbi prendra le relais après le cabaret, pour nous faire danser toute la nuit. Vraiment, venez fêter avec nous : une décennie… ce n’est quand même pas rien!

LA RÉSERVATION EST L’AMIE DU FESTIVALIER!
Certains ont été fort surpris de se voir refuser l’entrée lors de soirées parce que c’était complet. Et l’expérience risque de se répéter… Ne vous exposez pas à la déception, réservez! Vous viendrez au Jamais Lu tellement plus détendu! Marie Fannie, notre responsable de la billetterie, attend votre appel!

RÉSERVATION ET INFORMATION : 514-328-7437
Pour tout savoir sur la programmation : jamaislu.com


Bulletin 2/4

Mardi 3 mai 2011

LE JAMAIS LU SE POURSUIT : Mercredi et jeudi sont des soirées à ne pas manquer! Voici pourquoi…

Le Festival bat son plein et ce n’est pas peu dire! Des lectures passionnantes, des auteurs comblés, des comédiens excellents et du bien beau monde pour venir fêter avec nous les 10 ans du Jamais Lu. Après une soirée d’ouverture où nous avons dû refuser des gens tellement la cabane était pleine, et où les auteurs ont fait preuve d’un engagement libérateur, les soirs se succèdent et sont toutes bien remplies et bien riches en propositions artistiques. 10 ans, c’est vraiment trippant!

Chez nous, pas d’abattement malgré les nouvelles politiques… Nous continuons à croire qu’il faut dire haut et fort plus que jamais! Dans les prochains jours, venez vous réjouir avec nous de l’engagement des auteurs…

MARDI 3 MAI
À 20 h : CLOTAIRE RAPAILLE : L’OPÉRA ROCK DE NAVET CONFIT, OLIVIER MORIN ET GUILLAUME TREMBLAY

C’est pas qu’on veut péter votre balloune, mais si vous n’avez pas déjà réservé pour cet opéra rock complètement déjanté… Eh bien, trop tard! C’est COMPLET! Eh oui! C’est comme ça maintenant au Jamais Lu!

Donc pour ceux qui ont déjà réservé, on vous promet une soirée carrément malade! Les gars sont fous fous fous… mais ils ont travaillé fort. On a bien hâte!

MERCREDI 4 MAI
À 13 h : NŒUDS PAPILLON DE MARIE-EVE HUOT

Elle a une passion pour le théâtre jeune public, on l’a vu dans plusieurs pièces pour enfants, et cette année elle fait le saut comme auteure. Un texte d’une grande sensibilité qui explore les chavirements intérieurs par le biais d’une fascination pour l’aviation. Ce très beau texte destiné aux 10 à 12 ans plaira à tous par sa poésie évocatrice.

Venez entendre les mots de Marie-Eve et voir les petits visages absorbés par son histoire. C’est aux Jeunesses Musicales du Canada que ça se passe.

À 20 hLOL_ITA DE CATHERINE LEVASSEUR-TERRIEN

La révélation de l’année! Catherine, on ne la connaissait pas et elle nous a séduits par son adaptation rythmée et hypercontemporaine de la nymphette Lolita. Un texte fait de spoken words, de poésie, de paroles repiquées à Britney Spears… Pour accentuer le thrill de l’aventure, c’est David Gauchard, venu de France avec sa bande de L’unijambiste, qui assure la mise en lecture. Sur scène, le rappeur Arm donnera le ton de la lecture : une présentation entre la performance et le théâtre. À voir pour son unicité.

SUIVI DE

TOBACCO d’ANDRÉ GÉLINEAU

Lui, il est connu à Sherbrooke et le Jamais Lu a décidé qu’à partir du 4 mai 2011 il serait connu aussi à Montréal! Parce qu’il en vaut la peine, vraiment. Nous adorons son écriture à la fois ancrée dans un imaginaire résolument québécois et dans un symbolisme franchement original! Et en plus il sait s’entourer, André : c’est Normand Chouinard qui signe la mise en lecture. Une vraie découverte à faire!

JEUDI 5 MAI
À 17 h : JE CRIE SOUVENT DANS LA NUIT À L’HEURE OÙ TOUT LE MONDE DORT ET TOI AUSSI MAIS JE NE T’ENTENDS PAS DE PHILIPPE BOUTIN (gagnant de l’Égrégore, un concours du RIASQ)

Chaque année, le Jamais Lu a le plaisir d’accueillir l’auteur gagnant de l’Égrégore, un concours du RIASQ. C’est toujours intéressant d’entendre ce qui sort de la plume de ces jeunes auteurs de demain. Philippe Boutin nous présente donc son premier texte, fougueux, mis en lecture par Michel-Maxime Legault.

À 20 hLA DEMOISELLE EN BLANC DE DOMINICK PARENTEAU-LEBEUF

Nous sommes très heureux d’accueillir Dominick qui, il y a 10 ans, participait à la première édition du Jamais Lu. On aime Dominick pour sa force intérieure et son engagement total dans l’aventure de l’écriture. Elle nous a émus à la soirée d’ouverture par sa plume magnifique; avec son texte La demoiselle en blanc qui nous amène à Berlin et nous fait traverser près d’un siècle d’histoire intime et politique, vous serez tout aussi touché! C’est Markita Boies qui signe la mise en lecture de ce solo interprété par Sophie Desmarais.

À 22 h : CONCERT-CADEAU DE L’UNIJAMBISTE
Entrée gratuite

On finit la soirée en musique, gâtés par Arm et L’unijambiste, venus de France, qui nous offrent ce concert en cadeau pour nos 10 ans. Du rap! Arm, selon la revue Les Inrockuptibles (revue majeure dans le monde de la musique), « creuse depuis dix ans un sillon inédit dans le rap français. [] le verbe d’Arm est une affaire qui vise l’éthique, la morale, l’humanité. Intense. » Ça donne le goût, non? Alors, le O Patro Výš se change en plancher de danse pour l’occasion.

LA RÉSERVATION EST L’AMIE DU FESTIVALIER!
Certains ont été fort surpris de se voir refuser l’entrée lors de la soirée d’ouverture parce que c’était complet. Et l’expérience risque de se répéter ce soir… Ne vous exposez pas à la déception, réservez! Vous viendrez au Jamais Lu tellement plus détendu! Marie Fannie, notre responsable de la billetterie, attend votre appel!

RÉSERVATION ET INFORMATION : 514-328-7437
Pour tout savoir sur la programmation : jamaislu.com

Bulletin #1

Mercredi 27 avril 2011

Voilà un an que nous trépignons d’impatience de vivre cette édition anniversaire… Nous y voilà enfin! Ce vendredi 29 avril, le 10e Festival du Jamais Lu prend son envol! C’est le moment de vous transformer en festivaliers et de venir festoyer avec nous.

Tout au long des neuf jours, vous serez amenés à réfléchir avec les auteurs à cette question qui fait saliver tous les audacieux… : Jusqu’où te mènera ta langue?

VENDREDI 29 AVRIL

À 20 h : JUSQU’OÙ TE MÈNERA TA LANGUE, TU SUITE!
Soirée d’ouverture du 10e anniversaire
Pour célébrer la décennie de vie du Jamais Lu, 10 auteurs l’ayant marqué – Fanny Britt, Olivier Choinière, Sébastien David, Philippe Ducros, Emmanuelle Jimenez, Annick Lefebvre, Catherine Léger, Jean-François Nadeau, Dominick Parenteau-Lebeuf et Marilyn Perreault – ont été invités à pousser leur langue sans retenue dans les recoins de l’actualité qui les inspirent et les indignent : campagne électorale insatisfaisante, système d’éducation public déficient, maudit pays pas fait, printemps arabe donc ben inspirant, féminisme modèle 2011, anglicisation de Montréal… et la beauté, la beauté de la langue, de notre langue, qu’il faut sans cesse clamer haut et fort!

Martin Faucher, idéateur et metteur en scène de la soirée, plonge avec appétit dans cette diversité de paroles, de mots et de tons. Un vent d’engagement et de fraîcheur souffle sur Montréal malgré le cynisme dans lequel le débat social est actuellement embourbé; venez le partager!

SAMEDI 30 AVRIL

À 17 h : QU’EST-CE QUI DÉLIE LA LANGUE DU THÉÂTRE ENFANCE-JEUNESSE AU QUÉBEC?
Table ronde du CEAD
Les tables rondes du CEAD sont toujours de bons moments pour réfléchir ensemble à divers enjeux de notre dramaturgie. Ici, ce sera l’occasion de s’attaquer aux questions que soulève l’écriture pour le théâtre enfance-jeunesse. Y a-t-il censure? La langue des auteurs est-elle différente? Nos conceptions ont-elles évolué avec le temps? Animé par le pertinent Paul Lefebvre, c’est un rendez-vous pour les amateurs de réflexions dramaturgiques.

À 20 hPROVINCE de MATHIEU GOSSELIN
Mathieu est un de nos chouchous, et il présente son quatrième texte au Jamais Lu! On aime cette écriture singulière qui marie le rugueux et le sensible, le contemporain et le régional, le Québec distinct et l’universel humain. Province sera défendu par les 10 membres de la Banquette arrière, troupe on ne peut plus pertinente dans ses choix artistiques (on se rappelle leur tout récent Les Mutants). La joyeuse bande est dirigée parBenoît Vermeulen.

DIMANCHE 1ER MAI

À 20 h : DÉLUGE D’ANNE-MARIE WHITE
Nous sommes très heureux d’accueillir, pour la première fois au Jamais Lu, cette auteure importante de la scène théâtrale francophone de l’Ontario. Anne-Marie, jeune directrice du Théâtre du Trillium, présente ici Déluge, son tout nouveau texte. Elle assurera la performance sonore en direct et c’est la pétillante Marie-Josée Bastien qui dirigera l’équipe assignée à cette lecture. Découvertes et expérimentations théâtrales au menu!

SUIVI DE

FAIRE L’AMOUR À GRÉGOIRE de JULIE-ANNE RANGER-BEAUREGARD
Julie-Anne Ranger-Beauregard fait partie des découvertes savoureuses de cette année. Cette toute jeune auteure a une plume féminine sans pudeur, ronde, délicieuse, assumée… Les mots de la partition solo qu’elle nous offre coulent dans les oreilles et réjouissent les sens. Soyez, comme nous, entièrement séduit par cette écriture nouvelle!

LUNDI 2 MAI

À 18 hCAROLE ET LISE REÇOIVENT  SALON THÉÂTRAL SUR LES TABOUS SOCIAUX
Suivi de la diffusion de la soirée électorale
Qui a dit que les Québécois ne savaient pas débattre? Certainement pas Carole Fréchette et Lise Vaillancourt. Accompagnées de leurs acolytes – Geneviève Billette, Marcelle Dubois, Martin Faucher, Dominick Parenteau-Lebeuf et Larry Tremblay –, elles vous convient à tenir salon avec elles à la salle O Patro Výš. Le sujet de la soirée : les tabous sociaux en 2011. Y en a-t-il encore? Qu’est-ce qui est tabou pour vous? Voudrions-nous une société plus permissive, moins permissive? Les questions sont lancées, et on vous invite à venir vous faire aller la langue avec nous. Chacun apporte un plat à partager et son texte qui servira de bougie d’allumage aux discussions. Un joyeux potluck de bouffe et d’idées, qui donne la parole au citoyen-penseur!

Et puis, vers les 22 h, on déroulera le grand écran, et tous ensemble nous regarderons le résultat des élections. Encore habités par nos discussions, nous vivrons ce moment national intensément. Si vous n’avez pu être des nôtres pour 18 h, nous vous invitons à vous joindre au groupe pour ce dessert… doux ou amer…

ENTRÉE GRATUITE: apportez un plat à partager et un texte de 50 mots sur les tabous sociaux.
RÉSERVATION OBLIGATOIRE : 60 convives maximum.

VOUS ÊTES UN AFICIONADO DU FESTIVAL? PROCUREZ-VOUS VOTRE PASSEPORT!
Cela ne vous coûtera que 50 $ pour assister à neuf soirées et deux après-midi de lecture, rassemblant 33 auteurs. Et en plus, nous vous offrons un exemplaire du numéro de la revue Liberté portant sur les 10 ans du Jamais Lu. Il serait bête de s’en priver!

Pour vous le procurer, contactez la billetterie ou présentez-vous à la salle O Patro Výš, à 19 h 30 lors des premiers soirs du Festival.

RÉSERVATION ET INFORMATION : 514-328-7437
Pour tout savoir sur la programmation : jamaislu.com


BULLETIN No 3 : Au cœur du Festival!

Mardi 4 mai 2010

Déjà, nous voilà à la mi-festival! Comme le temps passe rapidement en bonne compagnie! Chaque soir, l’O Patro Výš est plein à craquer et les Confessions publiques de ce lundi, au TNM, étaient bondées.

Loin de ralentir la cadence, les prochains jours seront tout aussi frénétiques que les trois qui viennent de passer!

Un mardi entre douceur et politique

Mardi 4 et mercredi 5 mai à 13 heures, nous vous donnons rendez-vous au théâtre Aux Écuries pour renouer avec votre cœur d’enfant! Érika Tremblay-Roy présente Petite vérité inventée, un texte s’adressant au jeune public de 6 à 8 ans. Mais cette tendre histoire d’une enfant du divorce, qui par l’imagination sublime son quotidien, saura charmer tous les publics. L’écriture d’Érika à la fois pétillante et sensible est un plaisir pour les oreilles.

Puis le mardi soir à 20 heures, c’est sur la scène du O Patro Výš que Geoffrey Gaquère et Olivier Kemeid, auteurs et performeurs fort charismatiques, présenteront leurs Lettres arabes. Inspirés par les Lettres persanes de Montesquieu, Gaquère et Kemeid livrent leurs réflexions philosophico-politiques sur le Québec des accommodements raisonnables, par le biais de deux personnages arabes de banlieue parisienne en vacances dans la Belle Province. Le tout enrobé de l’humour particulier qui n’appartient qu’à ces deux artistes. Pur plaisir en perspective!

Un mercredi entre engagement et confrontation

Mercredi 5 mai à 17 heures, salle O Patro Výš, le texte lauréat du Prix de l’Égrégore du Réseau intercollégial des activités socioculturelles du Québec sera présenté. Marie-Laurence Rancourt, toute jeune auteure, avec L’imposture du corps adopte une position intime pour aborder l’insoluble conflit de la guerre en Afghanistan. Phillipe Ducros,  habitué à ces sujets engageants, en assure la mise en scène. (Note : Dans le dépliant du Festival, une erreur s’est glissée. Cette lecture est annoncée le 6 mai, mais a bel et bien lieu le 5 mai).

Puis à 20 heures, toujours dans la salle O Patro Výš, c’est l’univers étrange et confrontant de Justin Laramée que nous retrouvons, avec son texte Perdre ses eaux. Cet auteur, dont l’écriture rythmée oscille entre le symbolisme et le réalisme, nous entraîne dans des zones émotionnelles de la nature humaine et interroge nos valeurs fondamentales : quel prix a notre liberté individuelle? Quel ancrage est celui de l’amour familial? Un texte fort original par les sujets abordés.

Un jeudi entre ailleurs et enracinement

Jeudi 6 mai à 20 heures, scène O Patro Výš, c’est l’œuvre de Gilles Poulin-Denis qui nous est donnée à découvrir : Ici ailleurs. Un correspondant de guerre revient dans son petit patelin après plusieurs années d’absence. Le chemin intérieur que vit ce personnage nous amène à réfléchir sur notre culpabilité de vivre dans un pays en paix alors qu’ailleurs il y a des horreurs auxquelles nous contribuons. Cette fresque de personnages est dirigée par Philippe Lambert, qui connaît bien l’écriture directe et efficace de Gilles.

Si vous ne vous êtes pas déjà transformés en festivalier, voici plusieurs bonnes occasions de le faire… Et pour ceux qui nous suivent déjà, on se dit à tout bientôt, à l’un ou l’autre de ces événements!